Saturday, July 2019

14 millions de jours d’arrêt de travail en 2017, la CNAS s’attaque aux « faux » congés de maladie

Après avoir réussi à rétablir un « bon » équilibre financier et continuer, ainsi, à offrir des prestations à ses assurés, la Caisse nationale de sécurité sociale a cependant continué à être en butte à des « fraudes » de la part de certains parmi ces cotisants, l’obligeant à prendre des mesures drastiques pour tenter d’y mettre un terme.

 Le directeur général de cet organisme qui intervenait ce dimanche matin, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale n’est pas allé de trente six chemins pour désigner le coupable. Tidjani Hassan Haddam a dans ce sens pointé du doigt les nombreux « certificats d’arrêt de travail délivrés par des médecins complaisants ». Relevant qu’en  2017, la CNAS aura remboursé un peu plus de 14 millions de jours d’arrêt de travail engendrant une dépense de plus de 16, 8 milliards de dinars, le même responsable a noté qu’il a été observé « une augmentation exponentielle de ce phénomène ».

Face à ce constat, la CNAS a été amenée à réadapter ses instruments de contrôle pour lutter contre ces arrêts « indus » que certaine assurés, utilisent à d’autres activités ou bien pour se reposer « à l’approche des weekends et autres jours fériés ». « Il est de même pour les femmes ayant bénéficié d’un congé de maternité légal et dont certaines, prennent systématiquement  de trois à quatre mois d’arrêt de travail de complaisance au détriment de la CNAS », a déploré Tidjani Hassan Haddam.

En l’avenir les choses vont changer et la situation actuelle n’a pas lieu de perdurer. « Avec les 1 000 médecins assermentés,  nous contrôlons tout le monde par le biais d’un examen administratif destiné à vérifier qu’un assuré malade bénéficiant d’un arrêt d’activité est bien confiné chez lui », prévient le DG de la CNAS. Á ce propos, il a noté sur les 171.000 malades contrôlés  en 2017, 18.421 parmi eux étaient absents de leur domicile et, après coup, vu leur arrêt de travail refusé. Le directeur général de la CNAS tient, d’autre part, à souligner que les arrêts de travail de complaisance représentent un « coût important », prévenant au passage qu’ils sont susceptibles de donner lieu à des poursuites judiciaires à l’endroit des médecins les prescrivant.

Par ailleurs, le DG de la CNAS a dévoilé  que la plus grosse dépense consentie par la caisse l’est au niveau du remboursement des médicaments lequel, précise-t-il, s’est chiffré à plus de 200 milliards de dinars durant l’année 2017.

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