Sunday, September 2020

Les manifestants sortent en masse à Alger dans des marches pacifiques

Les manifestants sont sortis en masse à Alger pour le 11ème vendredi consécutif, maintenant la même dynamique et les mêmes revendications relatives au changement radical et l’instauration d’une démocratie réelle, ont constaté des journalistes de l’APS.

En ce vendredi qui intervient un mois après la démission du président de la République Abdelaziz Bouteflika et à la veille du mois de Ramadhan, les manifestants ont réitéré leurs revendications, pour un changement radical, le départ de tous les symboles du système politique en place et la poursuite en justice de tous ceux qui sont impliqués dans des affaires de corruption et de dilapidation des biens publics, revendiquant en même temps la consécration de la liberté de la presse en ce 3 mai qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Sur les banderoles et pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire aussi : « Pour le départ des autres B » (Bensalah, Bedoui et Bouchareb), « Poursuite en justice de tous les symboles du système », « Pour un gouvernement de compétences », « Pour une commission indépendante de surveillance des élections » et « Djeich, chaab khaoua khaoua » (Armée et peuple sont frères).

Les manifestants ont également scandé des slogans exprimant leur attachement à l’unité nationale, réaffirmant que « la souveraineté appartient exclusivement au peuple ». L’hymne des manifestants « Silmia, silmia » (Pacifique, pacifique) a été entonné en chœur, de même les chants patriotiques habituels pour réaffirmer leur amour et attachement à l’unité nationale.

Les manifestants ont également brandi avec fierté les portraits des martyrs de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954, avec la présence remarquée parmi les manifestants de la sœur du martyr Larbi Ben M’hidi.

A l’instar des précédents vendredis, les premiers groupes des manifestants ont commencé à affluer vers l’esplanade de la Grande poste et la Place Maurice Audin, lieux privilégiés de regroupement des manifestants depuis les premières marches du 22 février dernier.

Les manifestants ont commencé à se constituer dès les premières de la matinée, avant d’être rejoints par d’autres en début d’après-midi. Ils se sont ébranlés par la suite pour sillonner les différentes artères de la capitale dans un climat serein et en présence d’un dispositif sécuritaire renforcé pour la circonstance.

Pour le troisième vendredi consécutif, le Tunnel de la Faculté, au niveau de la Place Maurice Audin, a été fermé par un dispositif sécuritaire important.

Vers 17h, les manifestants ont commencé à se disperser, cédant la place aux jeunes bénévoles pour nettoyer les lieux, faisant ainsi montre d’un sens élevé de citoyenneté et de civisme.

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