Tuesday, October 2019

26ème vendredi du Hirak dans plusieurs wilays : Retour de la mobilisation et rejet du dialogue

 Les marches hebdomadaires populaires et pacifiques ont été organisées pour le 26ème vendredi dans plusieurs régions du pays avec les mêmes principales revendications appelant notamment au « changement du système » et au « respect de la volonté du peuple ».

A Constantine,les manifestants, beaucoup plus nombreux que les derniers vendredis, ont défilé en petits groupes aux boulevards du centre ville, entre Mohamed Belouizdad, Abane Ramdane et la place des martyrs, appelant au respect de la volonté du peuple et refusant le dialogue du Panel de Karim Younès.

D’autres groupes, brandissant l’emblème national, ont scandé « Maranach habssine », (On ne va pas s’arrêter) quand d’autres, brandissant des portraits des martyrs de la guerre de libération, ont exprimé leur refus des élections avec « la bande ».

Ils ont également crié leur opposition à la « commission de dialogue », et réitéré leur détermination à poursuivre « le hirak » jusqu »à satisfaction de leurs revendications.

La même détermination et les mêmes slogans ont été relevés dans les marches à Jijel, Tebessa et Guelma, où les manifestants ont parcouru les principales artères.

Dans les wilaya du centre, les manifestants ont également réitéré leur demande de voir les symboles de l’ancien système quitter le pouvoir et demandé un changement démocratique pour l’instauration d’un Etat de droit en Algérie.

A Tizi-Ouzou, Béjaia, Bouira et Boumerdes, les manifestants ont affiché leur rejet de tout dialogue avec « les symboles de l’ancien système » et exigé la libération des manifestants arrêtés lors du hirak.

A Blida, Chlef et Djelfa, les manifestants ont affirmé leur attachement à l’essentiel des revendications soulevées depuis le 22 février dernier.

Ils ont également ont appelé à l’intensification de la lutte contre la corruption, à l’organisation d’élections transparentes et à l’édification d’un Etat de droit.

A l’ouest du pays, les marcheurs ont parcouru des boulevards et routes principales et se sont rassemblés parfois, pour affirmer leur détermination à ne plus se taire jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de leurs revendications.

A Oran et Mostaganem, les manifestants ont appelé à une « Algérie libre et démocratique », scandant des slogans réclamant la dissolution de certains partis politiques ou encore « l’attribution du Prix Nobel de la Paix au Hirak » pour sa qualité de « Silmia » (pacifique), outre les principales revendications du hirak à l’échelle nationale.

Des revendications similaires ont été relevées à Sidi Bel-Abbès, à Tlemcen et à Mascara, où des centaines de citoyens ont marché ou se sont rassemblés pour dénoncer la corruption et la « hogra » et réclamer le départ du système.

A Mecheria et Aïn Sefra, dans la wilaya de Nâama, des dizaines de citoyens sont sortis malgré la canicule, pour exiger un changement démocratique et l’application de l’article 7 de la constitution.

Au Sud du pays, quelque dizaines de manifestants sont sortis dans une marche juste après la prière du vendredi dans la ville d’Ouargla avant de se rassembler à la place du 27 février 1962.

Beaucoup étaient drapés de l’emblème national et ont scandé leurs slogans habituels appelant au « changement radical du système » et à la lutte contre la corruption.

En raison des fortes chaleurs enregistrées dans une grande partie des régions du sud du pays, la plupart des manifestants préfèrent attendre la fin de l’après-midi pour organiser des marches, ou des débats ouverts dans le cadre des tribunes politiques (tribune du hirak) ,dans des espaces publiques à l’instar de ceux des wilayas d’El-Oued, et Adrar.

A relever que les marches à travers le pays se sont déroulées dans le calme au milieu des dispositifs sécuritaires déployés dans différents points sensibles des villes.

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