Monday, May 2021

Subventions, médecins résidents et enseignants grévistes, ce qu’a dit Ouyahia

Le secrétaire général du RND et Premier ministre, Ahmed Ouyahia s’est exprimé ce vendredi,  à partir de Biskra, lors d’un meeting populaire animé à l’occasion de la célébration du 21ème  anniversaire de la création du parti quant au sujet des grèves de médecins résidents, des enseignants  mais au sujet des bruits qui courent ces derniers temps quant à une éventuelle  suppression des subventions. Á ce sujet, précisément, Ahmed Ouyahia s’est montré aussi claire que catégorique affirmant  «les subventions de l’Etat aux prix des carburants, du lait et du pain ne seront pas levées», soulignant que  «quelconque déclaration s’agissant d’une levée de subvention est infondée». Le SG du RND a également indiqué au début de son allocution que «l’Algérie a une politique sociale constante fondée sur la justice sociale et la solidarité nationale» et que «ce choix doit être consolidé par le travail» qu’il appelle à «sacraliser».Selon lui,  «l’Algérie (était) toujours maîtresse de ses décisions politiques et ne recourra pas aux étrangers, en dépit de l’effondrement des prix du pétrole». Après avoir rappelé que le RND est connu pour son soutien aux réformes nationales dans tous les domaines, «pour que l’Algérie reste souveraine et indépendante», Ahmed  Ouyahia a considéré que les réformes du président de la République sont des «choix qui se sont avérés judicieux, année après année ».

« Il est temps que le train de l’anarchie s’arrête ». C’est en ces termes que s’est adressé  Ahmed Ouyahia aux  médecins résidents et des enseignants en grève, car, a-t-il averti, le train de l’anarchie  peut mener à l’irréparable en appelant les enseignants et les médecins à reprendre le travail. « Barakat (ça suffit). Cette situation ne peut pas durer », a-t-il soutenu notant qu’il « est temps, au nom de la démocratie et de la liberté d’expression, de dénoncer ces comportements ».  Se disant « disponible au dialogue pour les autres demandes » (des résidents) le Premier ministre s’est cependant montré intransigeant s’agissant de la suppression du service civil. « Veut-on un désert médical ? Maintenant, comment améliorer la situation, oui pour le débat », a-t-il soutenu. Pour lui,  l’heure de l’application de la loi a « sonné ». Ahmed Ouyahia, a également sévèrement recadré  les enseignants grévistes, dont certains « sont des  pirates », allusion faite, à « ceux qui observent la grève, mais qui dispensent des cours particuliers dans les garages à 500 dinars l’heure.

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