Tuesday, September 2019

Risques de rougeole et de rubéole, le ministère de la santé appelle de nouveau les parents à vacciner leurs enfants

L’échec des campagnes des vaccinations de mars et de décembre 2017, qui ont touché seulement 40% de la population ciblée, et l’apparition de cas de rougeole et de rubéole dans certaines wilayas, a alerté le ministère de la Santé qui « veut convaincre les parents de la nécessité de vacciner leurs enfants ».

D’ailleurs, le même département ministériel a lancé lance un nouvel appel aux parents réticents à vacciner leurs enfants âgés entre 6 et 14 ans contre la rougeole et la rubéole. En effet, les professionnels de la santé observent depuis quelques années une réticence des parents à vacciner leurs enfants. « Les gens ne viennent pas et ne veulent pas vacciner leurs enfants, car ils pensent que ce n’est pas vraiment efficace », a affirmé Kamel Cadi, coordinateur des activités paramédicales d’un établissement de santé à Alger, par la chaîne III de la Radio nationale.  « On ne sais pas s’il faut faire confiance ou non aux vaccins », s’interroge un parent rencontré dans cet établissement.  « Le vaccin est très efficace et il est disponible », répond Dr. Djamel Fourar, directeur général de la prévention au ministère de la santé, qui rassure : « c’est une vaccination qui est sans conséquence, qui n’a pas d’effets secondaires. La vaccination c’est le meilleur investissement pour la santé. Les bienfaits de la vaccination sont démontrés tant au niveau national qu’au niveau mondial ».

Et pour lever totalement le doute des parents, le ministère de la santé atteste de la qualité des vaccins importés. « Il faut savoir que nous n’achetons pas de vaccins s’ils ne sont pas pré qualifiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Donc, il y a une pré-qualification par l’OMS qui est exigée comme premier élément pour s’approvisionner en vaccin. Il y a également un contrôle qui se fait à l’arrivée des vaccins au niveau de l’institut national Pasteur. Ce n’est qu’une fois que nous avons la certification de l’OMS et le contrôle de la bonne qualité de l’institut national Pasteur, que les vaccins sont mis en place et distribués au niveau de l’ensemble des structures de santé pour être administrés à nos enfants », souligne Dr. Fourar. Il existe également un suivi post-vaccinal afin de surveiller des éventuels effets secondaires, affirme Dr. Fourar : « il y a un système de surveillance pour détecter toutes les manifestations post-vaccinales indésirables chez l’enfant ».  « C’est des réactions légères avec une petite douleur au niveau du point d’injection, une petite fièvre, etc. C’est des effets qui sont connus de par le monde », rassure-t-il.

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