Sunday, April 2019

Le président turc à Alger, donner un nouvel élan aux relations bilatérales

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, effectue à partir de ce  lundi, une visite officielle de trois jours (du 26 au 28 février en cours),  à l’invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

 Á  la faveur de cette visite, une réunion de la Commission mixte bilatérale va se tenir pour concrétiser des actions de partenariat et de coopération et donner une impulsion nouvelle aux relations bilatérales, notamment dans les domaines du tourisme, de l’agriculture et des énergies renouvelables. La Turquie serait même en passe de  « soutenir l’Algérie à dépasser la crise née de l’effondrement des cours pétroliers ». « Nous sommes conscients de tous les défis économiques qu’affrontent l’Algérie en raison de la chute des prix de l’énergie. Nous sommes prêts à accorder tout le soutien qu’il faut pour dépasser ce problème », a en effet assuré le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans son entretien au   quotidien Echorouk, publié dans son édition de ce lundi.

Sur le plan économique, force est de constater que la coopération économique algéro-tarque se diversifie de plus en plus en vertu d’accords de partenariat dans les secteurs industriel (textile, sidérurgie…), énergétique, de transport maritime et du bâtiment dont certains ont été réalisés. Actuellement, 796 entreprises turques activent en Algérie et emploient plus de 28.000 personnes. « Presque 1000 entreprises turques travaillent en Algérie. Elles sont parmi les plus grands investisseurs étrangers avec un volume de 3,5 milliards dollars. Les autorités algériennes elles-mêmes disent que ces entreprises assurent le plus grand nombre d’opportunités d’emploi. Et je pense que nos relations économiques, qui s’expriment déjà dans les secteurs du commerce, de l’investissement, de l’entrepreneuriat, du tourisme et du tourisme sanitaire, vont se développer davantage. En ce sens, nous devons préparer tous les accords qu’il faut », a souligné dans ce sens le président turc mettent en exergue « la nécessité de signer l’accord sur la protection des investissements qui est resté en négociation depuis longtemps ». Recep Tayyip Erdogan, il est également primordial « d’éviter tous les pas qui entravent le développement du commerce entre les deux pays ».

Les licences d’importations et les visas…à revoir  

En matière d’investissements enregistrés en 2017 auprès de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI), la Turquie a occupé la première place des investissements mixtes en terme de nombre et de montant de projets avec plus de 20 projets d’investissements d’un montant global de plus de 200 milliards de DA devant générer près de 6.000 emplois. Cependant, la Turquie, comme beaucoup de ses partenaires, se plaint du système des licences instaurée depuis 2016 par l’Algérie.  «Le dispositif des quotas et des licences d’importation en Algérie influe négativement sur nos relations commerciales. Ces mesures font que l’Algérie importe plus cher les produits dont elle a besoin de l’Union européenne au lieu de la Turquie (…) Nous sommes prêts à fournir ces marchandises en meilleure qualité, avec des prix plus bas », a encore ajouté le président turc dans son entretien au quotidien Echorouk.

 Aussi, selon lui, la suppression rapide de ce dispositif (quotas d’importation) va contribuer grandement à augmenter le volume des échanges commerciaux entre nos deux pays », a soutenu le chef d’État turc qui « souhaite » plus de souplesse dans l’octroi des visas pour les Turcs.   « Notre système de visas est souple. Les Algériens peuvent avoir facilement le visa en un temps court en contactant les centres primaires. Mise à part une catégorie d’âge particulière (les moins 35 ans), il est possible d’avoir un visa électronique, un visa touristique et un visa de santé en prenant attache avec les agences concernées. D’autre part, les hommes d’affaires peuvent avoir les visas de longue durée sans avoir besoin de recevoir des invitations. Puisque le système de visas pour les Algériens est comme cela, nous souhaitons que les autorités algériennes adoptent un système de visa plus souple envers nos citoyens avec à leur tête les hommes d’affaires. Ces allègements peuvent évidemment assurer des entrées plus grandes pour le tourisme algérien», a-t-il espéré.

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