Monday, June 2021

 La SNTF dévoile la date de réception de la ligne vers l’aéroport international d’Alger

La ligne ferroviaire qui doit relier Alger à l’Aéroport international d’Alger, via Bab Ezzouar, sera réceptionnée en septembre prochain au même temps que la nouvelle aérogare du nouveau aéroport.

« Ça sera une très belle station souterraine, avec un train toutes les demi-heures qui va relier l’aéroport international d’Alger à Bab Ezzouar, et de là vers toutes les destinations », s’est félicité Azzedine Fridi, Directeur général de l’Agence nationale d’étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) qui intervenait ce lundi matin, sur les ondes de la chaîne III.

L’ANESRIF, faudrait-il le noter,  est le maître d’ouvrage du programme ferroviaire national, avec des investissements de l’ordre de 30 milliards de dollars, dégagés depuis 1999 dans le programme du président. Ce programme se répartit en 2 axes : l’axe de modernisation du réseau existant et un axe de densification.

Objectif de 12.500 Km à l’horizon 2035

« L’objectif de ce programme, c’est de doter le pays, à l’horizon 2035, d’un réseau ferroviaire de 12.500 km, totalement électrifié, avec des vitesses de train qui varient de 160 km/heure à 220 km/heure sur certains projets », a affirmé Azzedine Fridi, « D’ici 2019, nous prévoyons de réceptionner 2.300 km en cours de réalisation, ce qui portera notre réseau ferré à 6.300 km » a précisé le DG de l’ANESRIF, qui cite la réception, notamment de la rocade des Hauts Plateaux, qui va de M’sila jusqu’à Sidi Bel Abbes.

Le programme ferroviaire national table également sur le renforcement et le développement des lignes de banlieue de la capitale et des autres grandes villes du pays comme Constantine, Annaba et Oran, pour faciliter les déplacements des voyageurs.

La rentabilisation passe par le transport de la marchandise

L’autre objectif du programme ferroviaire national est de rentabiliser les investissements publics. « Les chemins de fer projettent de transporter 17 millions de tonnes de marchandises et de réaliser un chiffre d’affaires de 80 millions de dinars pour équilibrer leur trésorerie », explique-t-il. Le DG de  l’ANESRIF, a cité  pour exemple la cimenterie de Biskra qui projette de produire 1 million de tonne par an, la cimenterie de Bethioua plus de 2 millions de tonnes par an, sans oublier la ligne minière qui connait un plan de modernisation très important avec une projection de transport de plus de 10 millions de tonnes de phosphates. « Ces productions vont certainement améliorer l’offre de service des chemins de fer », a-t-il soutenu.  La perte de la valeur du dinar a-t-elle entrainé un surcoût des projets ? Non, répond le DG de l’ANESRIF qui assure que les chantiers sont dans « la limite des coûts admissibles », des coûts qui varient selon que le terrain est accidenté ou plat. « Le fait que le programme actuel est pris en charge à 60% par les entreprises publique, diminue l’incidence de la perte de change », a conclue le DG de l’Agence nationale d’étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires.

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