Thursday, December 2019

44e anniversaire de la création de l’UNPA: message du président de la République

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé lundi à l’occasion de la célébration du 44e anniversaire de l’Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA) un message, dont voici la traduction APS:

 

« Monsieur le SG de l’Union Nationale des paysans Algériens (UNPA),

Mesdames et messieurs, membres de l’UNPA,

A vous tous, agriculteurs et intervenants dans le secteur de l’Agriculture,

 

C’est pour moi une heureuse opportunité de m’adresser à vous en cette cérémonie à l’occasion du 44e anniversaire de la création de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) et de commencer par vous exprimer, et à travers vous, à l’ensemble des agriculteurs sur le territoire national, mes profonds sentiments d’empathie, de fraternité et de considération.

En cette fin du mois de novembre des Glorieux, je tiens à me recueillir, avec piété et déférence, à la mémoire de nos valeureux Chouhada en remémoration de l’héroïsme des paysans algériens dans nos campagnes, douars et montagnes. Ces vaillants qui ont donné du fil à retordre, au colonisateur inique, par leur attachement à la terre et sa défense jusqu’au sacrifice suprême ainsi que pour le recouvrement de la souveraineté nationale et la contribution à l’édification de l’Algérie moderne, libre et prospère.

Mesdames, Messieurs,

Forts de notre conviction qu’Allah a bénie l’Algérie de beaucoup de richesses et d’atouts agricoles, nous avons adopté, en 2000, le Plan national du développement agricole (PNDA) dont le but était d’encadrer la relance de l’Agriculture, d’encourager les agriculteurs et les éleveurs et d’impliquer l’initiative privée à travers la mise en valeur des terres et l’investissement. Un plan élargi en 2002 à la revitalisation des zones rurales en vue de garantir la sécurité alimentaire à travers la valorisation des ressources disponibles et la consécration des principes de la protection de l’environnement.

Ma rencontre avec les agriculteurs, en février 2009 à Biskra, avait été une station pour rectifier le tir en adoptant des méthodes innovantes à travers, entre autres, un réaménagement des priorités et l’adoption d’une approche plus efficace avec la mobilisation des moyens de sa mise en oeuvre, son suivi et son évaluation.

C’est là même l’essence de la politique du Renouveau agricole et rural, adoptée en vertu de la loi sur l’orientation agricole de 2008, qui a doté le secteur d’une politique aux contours et aux objectifs clairs et précis et d’une feuille de route tendant à faire de l’agriculture un véritable et important levier de développement économique du pays.

Au cours des années suivantes, mon attention s’est focalisée sur la préservation du pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur la garantie de revenus pour nos agriculteurs et d’un climat propice à l’activité agricole, outre l’amélioration de l’efficacité de la gestion sur la base d’un cadre législatif et réglementaire adapté aux changements enregistrés.

L’Etat a mobilisé les ressources financières et les moyens de soutien nécessaire et de contrôle efficace, en sus des mesures relatives à l’effacement des dettes principales et l’exonération de nombre de droits et de taxes.

Grâce à la mise en œuvre cette politique, le secteur de l’agriculture a enregistré des progrès remarquables en termes de protection du foncier agricole, de libération de l’initiative privée et d’encouragement de l’investissement et de la recherche de nouveaux marchés extérieurs, en plus de la valorisation du rôle souverain des services de l’Etat dans la régulation et le respect des normes d’hygiène, de sécurité et de qualité.

Ces mesures ont induit l’amélioration des macro indicateurs de l’Agriculture, qui représente désormais 12.3% du produit intérieur brut (PIB), avec un taux de croissance de plus de 3.25% et une production supérieure à 3.216 milliards DA.

L’Agriculture emploie aujourd’hui presque un quart de la main d’œuvre en Algérie sans parler de l’intégration des jeunes diplômés des instituts de formation et la création de micros entreprises dans le cadre du soutien aux exploitations agricoles.

Cette amélioration, combien même importante pour l’économie nationale, demeure insuffisante devant l’émergence d’autres défis face auxquels notre pays doit réagir positivement, spécialement les changements climatiques, les crises alimentaires et financières mondiales et l’instabilité des marchés agricoles mondiaux, marqués par la hausse et la fluctuation des prix. Des défis  auxquels s’ajoute la concurrence de plus en plus féroce à laquelle est confrontée notre agriculture.

Mesdames, Messieurs,

L’Etat algérien continuera à soutenir les agriculteurs. Lors des Assises nationales de l’agriculture, en avril 2018, j’ai instruit le Gouvernement de maintenir les mécanismes du soutien et d’accompagnement aux agriculteurs en dépit des contraintes financières que traverse le pays.

Dans le même contexte, je n’ai de cesse d’insister pour que le Gouvernement place, en consécration de l’article 19 de la Constitution, le foncier agricole parmi ses priorités, étant une ligne rouge à ne pas transgresser, et ce à travers notamment la sécurisation de sa possession et la récupération du foncier non exploité de manière rationnelle et à des fins autres qu’économiques.

J’exhorte les différentes instances de l’Etat à accorder un intérêt majeur au rajeunissement du secteur de l’agriculture, au soutien des initiatives de jeunes, à la consolidation des organisations professionnelles, à l’aide de la femme rurale et à une plus grande promotion, modernisation et développement du secteur agricole.

J’appelle le Gouvernement à centrer ses efforts sur les principaux axes du développement agricole, particulièrement le développement de l’irrigation à travers la généralisation de l’utilisation des moyens économes en eau, la sensibilisation des agriculteurs et des éleveurs à l’importance de l’assurance agricole et de la protection sociale, la promotion de l’industrie agroalimentaire, la mécanisation de l’activité agricole et l’encouragement de l’exportation des produits agricoles.

De même que j’appelle les différents établissements et organismes à accorder davantage d’intérêt à la formation dans les domaines de l’agriculture, particulièrement parmi les jeunes et en milieu rural, à se tenir informer des derniers développements technologiques aux plans régional et international, à valoriser les résultats des recherches scientifiques et à veiller au rapprochement des laboratoires et centres de recherches de leur environnement économique et d’investissement.

Mesdames, Messieurs,

Il faut, par ailleurs, saluer le rôle actif de l’UNPA pour la contribution à la promotion du secteur de l’agriculture, à l’essor de l’économie nationale et à l’accompagnement des agriculteurs et des éleveurs en leur garantissant l’écoute et en leur permettant d’exercer leur métier dans la stabilité et la sérénité. Ma confiance est grande que vous continuerez à être présents sur le terrain et à être à la hauteur des aspirations du monde agricole et rural.

La souveraineté nationale dont jouit notre pays aujourd’hui est l’un des fruits des énormes sacrifices consentis par la glorieuse génération de Novembre et par fidélité au serment de nos valeureux Chouhada, nous devons, tous, œuvrer inlassablement à la consécration de cette souveraineté dans le quotidien de nos citoyens, à l’augmentation de notre production agricole et à l’amélioration de sa qualité pour garantir notre sécurité alimentaire. Pour ce faire, je vous exhorte à adhérer à cette démarche et à vous mobiliser pour relever ce défi au service de la patrie.

Avant de conclure, je tiens à vous réitérer ma considération et mon respect, priant le Tout Puissant de vous entourer de sa bienveillance et de vous prêter aide et assistance au sein de l’Algérie de la quiétude, de la prospérité et du progrès ».

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