Monday, November 2020

53e vendredi du hirak : Les algériens ne veulent pas faire la fête, mais le changement du système

Le 53ème vendredi du hirak qui s’est déroulé dans plus de 30 wilayas du pays a connu une mobilisation grandiose. A Alger des dizaines de milliers de personnes ont marché pour réaffirmer les revendications du mouvement populaire et commémorer l’an I du hirak qui a débuté un certain vendredi 22 février 2019 et se poursuit encore.

Les algériens étaient au rendez-vous ce vendredi comme les 52 vendredis précédents. Mais ce vendredi est exceptionnelle puisqu’il coïncide avec la date symbolique du début du hirak le 22 février dernier. Exceptionnelles, était aussi les marches par la marée humaine qui a déferlé sur les rues de la capitale malgré les embouteillages monstres depuis 3 jours à l’entrée d’Alger.

En effet, des citoyens, des activistes et des ex-détenus de plusieurs wilayas ont marché aujourd’hui à Alger avec un slogan qui ne veut pas « fêter » l’an I du hirak mais veut toujours le changement radical du système. « Nous sommes pas venus pour la fête, nous sommes venus pour vous dire dégagez », a tonné des dizaines de milliers de manifestants à Alger et ailleurs. Des ex-détenus du Hirak comme l’étudiante Nour El Houda Oggadi, venue de Tlemcen, ont marqué leur présence à la marche d’Alger avec la même détermination pour le changement du régime.

A Alger, les trois « ruisseaux » du fleuve « hirak » ont été noir de monde. La rue Didouche Mourad qui regroupe généralement les hirakistes venus des hauteurs d’Alger a été envahi par une foule dès la fin de la prière de vendredi avec des photos de Karim Tabbou, Fodil Boumala, Brahim Laalami et Abdelouahab Fersaoui, encore en prison.

Pour ce qui est de la place du 1er mai ou convergent les manifestants venants des quartiers de l’Est de la capital a connu une marée humaine. Jusqu’à la rue Hassiba Ben Bouali, la rue était plein de monde avant d’arriver au point de chute au niveau de la grande poste. Et justement, c’est à cet endroit que le « ruisseau » de Beb El Oued converge avec celui de Hassiba pour former une foule immense qui traduira la degré de la mobilisation. Déjà la rue Asselah Hocine recevait un nombre impressionnant de marcheurs venus de Bab El Oued, d’autres ont pris la rue Che Guevara, tellement le chemin menant vers Asselah Hocine était « bouché » de monde.

Ce fut une autre journée grandiose comparable aux premiers vendredi du hirak algérien qui a émerveillé le monde entier et continue de le faire.

Pendant cette journée de mobilisation grandiose à Alger, le dispositif sécuritaire a été allégé remarquablement sans pour autant ouvrir le tunnel de la place Maurice Audin, la placette de la grande poste.

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