Tuesday, January 2021

À l’APN, Ouyahia évoque les manifestations contre le 5e mandat

Ahmed Ouyahia a évoqué, ce lundi 25 février, devant les députés, les manifestations contre le 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Le Premier ministre a parlé d’un « nombre appréciable » de citoyens, notamment le vendredi passé, « sortis pour marcher dans plusieurs wilayas du pays ». « Nous rappelons ici que la Constitution garantie aux citoyens le droit de manifester pacifiquement dans le cadre de la loi, et Dieu merci, la marche était pacifique », a déclaré Ouyahia qui présente le bilan du gouvernement à l’APN.

Le Premier ministre a ensuite appelé « à la vigilance », pour, dit-il, « deux raisons ». D’abord parce que « ces appels proviennent de sources anonymes. Ces dernières qui, « aujourd’hui ont appelé à des manifestations pacifiques, mais demain, peuvent appeler à des actions d’autres caractère », a-t-il soutenu.

La deuxième raison est « la peur de dérapages dangereux ». « On a vu hier l’exemple avec l’appel adressé aux élèves pour adhérer aux manifestations », a justifié Ahmed Ouyahia qui salue les forces de sécurité, « mobilisées » et pour leur « professionnalisme à gérer l’ordre public pacifiquement ».

Le Premier ministre fera ensuite deux commentaires à propos des revendications citoyennes. Premièrement, il affirme que ces élections qui « auront lieu dans deux mois sont une occasion pour le peuple de choisir en toute liberté et souveraineté ». « Tout le monde a le droit de défendre n’importe quel candidat et de s’opposer à un autre, mais c’est l’urne doit l’arbitre », a-t-il suggéré.

En réponse aux appels au changement, il rappellera que « le Président de la république a déclaré que s’il est élu, il organisera une conférence inédite de consensus, ouverte à tout le monde et qui va débattre de tout à l’exception des constantes nationales et le caractère républicain de l’Etat ».

Cette conférence sera « ouverte aux politiques, aux organisations sociales et économiques et aux représentants des jeunes qui peuvent apporter leurs propositions pour un changement, même pour une révision profonde de la Constitution », a-t-il promis.

Enfin, le Premier ministre a estimé que « nous sommes tous des enfants du même peuple ». Un peuple qui, selon lui, « a le droit de vivre en paix et dans la stabilité ».

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