Sunday, November 2019

Accusé d’espionnage, la société civile se mobilise pour la libération de Merzoug Touati

Plusieurs dizaines de personnes ont participé, mercredi soir à la place Saïd Mekbel de Bejaïa, au premier rassemblement de solidarité avec Merzoug Touari, à l’appel du comité pour sa libération créé le 2 juin dernier.

Des militants des droits de l’homme, des acteurs de la société civile, des représentants d’ONG outre des élus locaux, députés et anciennes figures du MCB dont Djamel Zennati, ont participé aux cotés de la mère de Merzoug à cette action qui a eu lieu après la rupture du jeûne, et dont le seul mot d’ordre est de réclamer la libération de son fils avec droit à un procès équitable.

Sur des pancartes brandies par les participants, il est écrit : « Libérez Merzoug Touati », « Pour la liberté d’expression », « Touati, un blogueur pas un terroriste », « halte à l’injustice »…

Le rassemblement initié par le Comité pour la libération de Merzoug Touati se intervient au moment où le procès en appel du concerné doit s’ouvrir le 21 juin prochain. Les initiateurs comptent maintenir la pression avant cette date. Pour la LADDH, « seul la solidarité et la mobilisation citoyenne pacifique et unitaire exclusivement autour du procès, peut faire reculer l’arbitraire et faire triompher le droit et la juste ». Pour sa part, Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie dont les militants ont participé à l’action, a demandé aux autorités algériennes « de libérer immédiatement et sans condition » Merzoug Touati, « car il n’a fait qu’exprimer, de façon pacifique, ses opinions sur Facebook et YouTube ».

Le 24 mai dernier, le tribunal pénal près la Cour de Bejaïa, a condamné le blogueur à une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 DA. Touati, arrêté le 18 janvier 2017, était poursuivi pour «intelligence avec l’étranger», «incitation à attroupement armé», «incitation à la rébellion» et «fermetures des routes».

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