Monday, September 2020

Actualisation des méthodes et programmes scolaires: document de projet à enrichir

Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout a affirmé, lundi, que les syndicats du secteur « recevront prochainement pour enrichissement » un document de projet relatif à la révision et à l’actualisation des méthodes et programmes d’enseignement.

Répondant aux questions des membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une plénière consacrée au débat du projet de loi de règlement budgétaire de l’Intérieur pour l’exercice 2017, M. Ouadjaout a précisé que les syndicats recevront prochainement pour enrichissement un document de projet « concernant l’actualisation des méthodes, programmes et contenus des manuels scolaires », soulignant que « la réussite de ce projet est la responsabilité de tous et je n’ai rien à dire ni à cacher à ce sujet ».

Le ministre a indiqué, à ce propos, que l’actualisation des méthodes, contenus des manuels et programmes scolaires « se veut un projet de très grande importance », ajoutant qu’il s’est engagé depuis qu’il a pris ses fonctions, à ouvrir des ateliers consacrés à ce dossier « avec la contribution de l’ensemble des acteurs tant au niveau local que national ».

Concernant la numérisation du secteur de l’Education, M. Ouadjaout a dit que « le ministère a franchi de grands pas en faveur de cet objectif », reconnaissant, par ailleurs, concernant l’évaluation des directeurs de l’éducation des wilayas du pays, qu’il y a des problèmes au niveau des directions de l’éducation, -sans pointer du doigt aucun d’eux-.

« Il y a une évaluation pour chaque directeur et directrice au double plan matériel et humain. Si nous prenons une quelconque décision, cette dernière sera fondée, loin de tout favoritisme et dans la transparence », a-t-il soutenu.

Le ministre a promis de conférer davantage de transparence au fonctionnement des établissements éducatifs à travers une application interactive entre les parents d’élèves, les enseignants et l’établissement, ainsi que d’ouvrir la voie en matière de télé-enseignement via les moyens modernes, lesquels seront à la portée de la majorité (émissions télévisées, cours sur la plateforme numérique et la chaîne El Maarifa TV 7, séances d’accompagnement psychologique et pédagogique de l’élève).

Evoquant les préoccupations professionnelles aussi bien des enseignants contractuels que des remplaçants, le ministre a affirmé qu’il accorde un intérêt à ce sujet, déclarant « Nous examinons plusieurs options selon les données et les lois à l’effet de parvenir à une solution consensuelle ».

Il a annoncé, à cette occasion, que l’examen du dossier par une commission spécialisée se fera à l’issue de la consultation de son rapport « pour évaluer la situation et trouver des solutions ».

« Nous devons comprendre que les postes vacants ne sont pas un acquis systématique, car ces derniers sont destinés en premier lieu aux diplômés des écoles normales supérieures (ENS) », a-t-il expliqué.

Pour ce qui est de la situation du secteur, M. Ouadjaout a indiqué que les priorités du ministère étaient l’amélioration de cette situation sur tous les plans par l’élaboration d’un fichier détaillé de tout établissement éducatif au niveau national pour s’enquérir à temps de l’ensemble des lacunes et des besoins et partant, améliorer la situation de chaque établissement ».

Il a fait état, à ce propos, d’un projet de «construction typique de l’établissement d’enseignement primaire» à travers l’introduction de moyens fonctionnels relatifs à l’établissement comme l’informatique.

Le ministre a également révélé qu’il tendait à introduire l’enseignement de l’Anglais au cycle primaire sans fournir davantage de détails.

S’agissant de la formation des enseignants, M. Ouadjaout s’est dit soucieux d’introduire l’enseignement de l’informatique et des NTIC dans les programmes de formation relatifs aux écoles supérieures des enseignants, optant pour la nécessité de revoir la formation des enseignants au niveau des trois paliers.

Les responsables du secteur, poursuit-il, ont décidé de programmer des cours du troisième trimestre de l’année 2019-2020 en début de l’année prochaine dans le but de rattraper les leçons ratées, précisant que les cours déjà présentés ne constituent qu’un appui et un soutien psychologiques.

Il a affirmé par ailleurs que la présence des élèves aux cours ratés, estimés de 3 à 4 semaines, était obligatoire, rappelant que le secteur aspire à une vision prospective et une bonne gouvernance avec l’association de toutes les compétences pour parvenir à des solutions consensuelles à l’ensemble des problèmes de l’éducation en Algérie.

Présentant des chiffres concernant le budget de son secteur au titre du règlement budgétaire 2017, M. Ouadjaout a fait savoir que les affectations initiales dans le budget de fonctionnement étaient estimées à 746,261 mds DA soit 18,08% du budget de fonctionnement de l’Etat sans compter les charges communes tandis que les affectations définitives avaient atteint 760,063 mds DA soit une augmentation de 13.802 mds DA.

Quant aux affectations consommées, elles avoisinent les 722,414 mds DA soit un taux de consommation de 95,05%.

Evoquant les postes ouverts, le ministre a indiqué que l’année 2017 avait été marquée par l’ouverture de 738.792 postes.

Les ressources financières réservées à la couverture des salaires ont la part du lion dans le budget de fonctionnement dont la plus grande partie revient aux dépenses du personnel (708.892 mds DA), soit 93,26% du budget de 2017.

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