Saturday, November 2020

Algérie-France: renforcement de la coopération sécuritaire, lutte contre les passeurs…les principaux sujets abordés entre les deux ministres de l’intérieur   

La tenue à Alger ce jeudi, 15 mars d’une rencontre regroupant les walis algériens et leurs homologues préfets français co-présidée par le ministre de l’Intérieur des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui et son homologue français, Gérard Collomb, , était une occasion pour les deux pays pour approfondir la coopération sécuritaire.

Arrivé hier mercredi en Algérie, Gérard Collomb et son homologue algérien se sont convenus à travailler conjointement afin d’approfondir « la coopération sécuritaire car la sécurité de chacun des deux pays commence avec celle de l’autre» mais et aussi « mettre en échec les réseaux de passeurs en Méditerranée et créer un pôle de stabilité dans le bassin méditerranéen », si l’on reprenait les affirmations faites par le ministre français de l’Intérieur.

« En renforçant actuellement leur coopération, Paris et Alger font en sorte, dans un contexte international incertain, de créer (…) un pôle de stabilité, de prospérité et de développement de part et d’autre de la Méditerranée », a en effet assuré Gérard Collomb. « Je crois qu’une alliance profonde entre nos deux pays pourrait changer la face du monde dans cette région », a-t-il encore soutenu.

Dans le même sillage, Noureddine Bedoui, a estime que les relations « très encourageantes » entre l’Algérie et la France sont « appelées à être approfondies vu les enjeux sécuritaires auxquels font face les deux pays. Le ministre de l’intérieur algérien a de son coté estimé que le Bassin méditerranéen, étant la plus grande zone de coopération internationale, est également « le plus grand espace caractérisé par des défis sécuritaires étendus et divers, allant de l’immigration clandestine, des réseaux de contrebande, de trafic de drogue, du terrorisme à la criminalité transnationale ». « Ce sont tous des enjeux sécuritaires dont nous sommes conscients, de part et d’autre » a-t-il noté, relevant que « l’ampleur des menaces qu’ils représentent, nous facilite la tâche d’implémenter notre coopération et notre coordination en matière de sécurité, excellentes à mon point de vue ».

Par ailleurs, lors d’un entretien en marge de cette rencontre, Noureddine Bedoui et Gérard Collomb  ont évoqué les problèmes de sécurité, notamment liés au terrorisme et au retour des jihadistes étrangers ayant combattu dans les rangs du groupe de l’État islamique. Les discussions ont également porté sur les demandes d’asile d’Algériens en France. « Il y a beaucoup de visas qui sont donnés par la France en Algérie, comment se fait-il qu’il y ait des gens qui demandent l’asile? Il n’y a pas besoin de demander l’asile en France. C’est des sujets qu’il faut que nous traitions ensemble », a déclaré Gérard Collomb à la presse.

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