Monday, July 2019

Amnesty international appelle à l’abandon des poursuites contre les manifestants algériens

Amnesty international (AI), a réagi ce jeudi 28 mars, aux manifestations populaires pour le départ du système en Algérie, demandant aux autorités de cesser les poursuites contres les participants.

« Les autorités algériennes doivent abandonner les poursuites pour “rassemblements non armés” engagées contre des personnes qui ont participé pacifiquement aux manifestations massives et doivent modifier toutes les lois qui érigent en infraction la liberté d’expression et de réunion pacifique », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, indique un communiqué de l’ONG.

Mesures disciplinaires contre les juges 

AI a également demandé à ce que la justice puisse jouir de toute l’autonomie pour mener à bien son travail, sans que les juges soient inquiétés. « Aucune mesure disciplinaire ne doit être prise contre des juges qui veulent respecter les droits à une procédure régulière et à un procès équitable de toutes les personnes comparaissant devant la justice en lien avec les manifestations.

L’Algérie a l’obligation de garantir l’indépendance de la justice et de protéger les juges et les avocats de toute forme d’influence politique », a ajouté Magdalena Mughrabi. L’appel de l’organisation des droits de l’homme intervient à la veille du 5e vendredi des manifestations, ce 29 mars. L’ONG tient à rappeler qu’« à maintes reprises », elle a appelé les autorités algériennes « à modifier l’article 97 du Code pénal algérien sur les ‘’rassemblements non armés’’, en vertu duquel des manifestant(e)s pacifiques risquent jusqu’à un an de prison ».

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