Sunday, February 2019

Dérive du prédicateur salafiste « Ferkous », le ministre des affaires religieuses menace

La toute récente publication sur son site officiel du  prédicateur salafiste Mohamed Ali Ferkous portant sur le « courant d’ahl Es-Sunna (communauté de la sunna) » et « ceux qui suivent les passions » n’est du goût ni  de l’Association des oulémas musulmans, ni des imams  ni encore moins du ministre des Affaire religieuses et des Wakfs.

À partir de Relizaine, Mohamed Aïssa a assuré  hier que « l’État va faire face aux idées sectaires qui tentent de diviser la société ». « L’État va se charger de faire face à ces pensées déviantes et la loi sera appliquée sur leurs auteurs. Ces pratiques ne seront pas ignorées comme cela se passait auparavant afin que ces idées ne s’enracinent pas dans la tête de nos enfants, dans les écoles, les mosquées et les universités. Et pour qu’elles ne soient pas la cause qui fera couler le sang des Algériens », a indiqué Mohamed Aïssa cité par  la Radio nationale. Le ministre fait allusion à la dernière publication du prédicateur salafiste Mohamed Ali Ferkous sur son site internet suscitant un tollé parmi les autres hommes religieux. Le premier responsable du culte en Algérie a menacé, en des mots à peine voilés,   le prédicateur de lutter contre ses idées qui sèment « la fitna ».

 L’Association des oulémas musulmans l’a accusé de susciter la fitna et la division entre les musulmans, selon El Khabar. « Nous lisons ces jours-ci un article de certains qui prétendent appartenir à la communauté de la sunna en excluant les autres, suscitant la fitna, trompant les musulmans et les mettant dans la catégorie de ceux qui suivent les passions », a dénoncé l’organisation citée par le quotidien.

Des imams et d’autres personnalités ont également alerté « sur les dangers de ce genre de discours et ses conséquences sur la société ».

Pour rappel, dans sa contribution,  le prédicateur salafiste se propose de « mettre la lumière » sur ce qui définit la communauté de la sunna en excluant de nombreuses catégories sociales. Mohamed Ali Ferkous écarte par exemple ceux qui recourent aux grèves et aux manifestations ou encore ceux qui militent pour les droits des femmes.  Le prédicateur salafiste a déjà fait parler de lui à maintes reprises.

En février dernier par exemple, dans un entretien à El Watan, l’ancien ministre des Affaires religieuses  Bouabdellah Ghlamallah avait relevé  la désignation par l’Arabie saoudite de Mohamed Ali Ferkous comme « représentant de la mouvance salafiste en Algérie ». « Celui qui a désigné Ferkous en tant que représentant du courant salafiste en Algérie est l’invité de l’université d’Oum El Bouaghi et ce même Ferkous prêche toujours dans une mosquée », avait déclaré le président du Haut conseil islamique (HCI).

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