Saturday, December 2019

Discours de Bensalah : Ce qu’il faut retenir

Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a adressé ce mardi soir, 9 avril, premier jour de son accession au poste, un message à la nation. Dans ce discours préparé et lu, Bensalah a distillé plusieurs messages aux algériens et à la classe politique.

Le chef de l’Etat commence par rappeler que son arrivée à la tête du pays pour une période intérimaire de 3 mois, n’est qu’une suite de l’application de la Constitution, avant de prendre l’engagement d’organiser des élections présidentielles dans ces mêmes délais. « Une mission constitutionnelle ponctuelle » « Conformément aux dispositions de l’article 102 de la Constitution, le Président du Conseil de la Nation assure la charge de chef de l’Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles seront organisées. C’est là l’engagement que je prends devant vous aujourd’hui », a déclaré Bensalah. Et d’ajouter : « Dans ce contexte, et en tant que chef de l’Etat, je m’adresse aujourd’hui à l’ensemble des algériennes et des algériens où qu’ils se trouvent, sur notre territoire ou à l’étranger, pour leur affirmer qu’il s’agit là d’une mission constitutionnelle qui ne peut être que ponctuelle, que je me dois d’assumer en conformité avec ce que me dicte mon devoir constitutionnel, avec abnégation, honnêteté et détermination, dans l’intérêt de notre vaillant peuple pour la contribution à la concrétisation de ses aspirations légitimes et entendues ».

« Hommage » au peuple

Ensuite, le chef de l’Etat a rendu « hommage » au peuple algérien qui a « admirablement exprimé ses aspirations au changement, aux réformes et à la participation effective dans la prise des décisions afférentes à son avenir ». Tout en saluant l’ensemble des catégories sociales qui « ont participé de manière pacifique, digne et responsable », aux marches depuis le 22 février, Bensalah rend un hommage « de façon particulière » à la jeunesse, qui « a impressionné le monde et lui a montré le visage réel et prometteur de l’Algérie, un visage plein d’assurance, porteur d’espoir et tendant vers le meilleur », a-t-il appuyé.

Clin d’œil à Gaid Salah

Dans un autre passage, le chef de l’Etat a témoigné des « efforts » déployés par les institutions publiques pour assurer normalement la continuité de leurs missions, dans un contexte de « crise politique ». Des remerciements, il en adressera aussi au forces de sécurité « pour leur professionnalisme et leur engagement », tandis qu’un « hommage » est rendu aux forces de notre Armée Nationale Populaire « qui n’ont jamais failli à l’accomplissement, combien fondamental, de leur mission constitutionnelle ».

Sur sa lancée, Bensalah fait un clin d’œil à Ahmed Gaid Salah, chef d’Etat-major de l’ANP, lorsqu’il saluera « la sagesse » du Commandement de l’armée « qui a opté pour le respect de la Constitution en tant qu’unique référence afin de permettre à notre peuple de réaliser ses aspirations et surmonter la crise actuelle ». Après le 102, place aux articles 7 et 8 Pour Abdelkader Bensalah, le pays traverse « un tournant » qui débutera par « une phase décisive qui consistera à remettre, constitutionnellement, les pouvoirs au Président de la République démocratiquement élu ». C’est là qu’intervient la volonté populaire aux yeux du chef de l’Etat qui fait référence aux articles 7 et 8 de la Constitution. « dans le contexte politique actuel, l’accomplissement de cette mission devra prendre en charge la mise en application des dispositions des articles 7 et 8 de la Constitution, ce à quoi nous sommes tenus de concourir, citoyens, classe politique et institutions de l’Etat, afin de réunir les conditions, toutes les conditions, d’un scrutin présidentiel transparent et régulier, dont nous serons tous les garants, un scrutin qui permettra à notre peuple d’exercer son choix libre et souverain », a-t-il déclaré.

Une instance indépendante de gestion des élections

Cette mission, Bensalah compte l’accomplir dans la concertation avec la classe politique à qui il tend la main, pour la mise en place d’une commission indépendante de gestion des élections. « C’est en concertation avec la classe politique et civile citoyenne que je me propose, en priorité et en urgence, de créer une institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions nécessaires de préparation et d’organisation d’élections nationales honnêtes et transparentes », a-t-il promis.

« Main tendue » à la classe politique

Afin de prouver sa bonne foi, Bensalah insiste : « C’est une main sincère et loyale que je tends à tout un chacun pour surmonter les divergences et nous investir dans une action collective historique à la hauteur des défis de l’étape ». non sans demander à la classe politique et citoyenne « de faire preuve d’innovation, de participation et de confiance pour construire ensemble ce nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place d’un tout nouveau système politique répondant aux aspirations de notre peuple ».

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