Wednesday, June 2019

Grande mobilisation des étudiants contre le 5e mandat, les enseignants universitaires s’impliquent

Nouvelle démonstration de force des étudiants à travers plusieurs wilayas du pays, qui continuent de manifester contre un cinquième mandat du Président Abdelaziz Bouteflika.

Dans la capitale Alger,  plusieurs centaines d’étudiants sont sortis ce mardi 5 mars dans la rue pour rejeter la candidature de  Bouteflika et réclamer le changement du système. La manifestation a commencé par de petits rassemblement du coté de la Grande poste et de la fac centrale, vers 10 heures. La foule va grandir au fur et à mesure que les étudiants arrivent sur place.

Une marche a été entamée de la Grande poste jusqu’à la Place Audin, où les manifestants sont actuellement encerclés par les forces de l’ordre déployées en grand nombre. Voulant marcher vers la présidence, les manifestants ont été empêchés par les forces antiémeutes qui ont usé de gaz lacrymogène.

Pour les mots d’ordre, les étudiants ont scandé « Une République non pas une monarchie », «  Bouteflika,  il n’y a pas de 5e mandat » et « Ce peuple ne veut ni de Bouteflika, ni de Said ». À la faculté de Droit de Ben Aknoune, les forces de police empêchent les étudiants de sortir pour marcher.

Plusieurs autres wilayas ont connu des manifestations similaires. A Tizi-Ouzou, Annaba, Oran, Skikda, Constantine, Guelma et Médéa entre autres, les étudiants ont marché et organisé des rassemblements contre le 5e mandat du président sortant.

Les enseignants universitaires, de leur coté, ont observé une grève et organisé des rassemblements à travers plusieurs universités du pays. À Bab Ezouar, un enseignant cité par l’AFP témoigne qu’« il y a une grève massive des étudiants (…) Depuis la grève des étudiants en 1980 je n’avais pas vu cela ».

Face à l’insistance du pouvoir à maintenir la candidature de Bouteflika, la mobilisation populaire ne semble pas prête de s’estomper. Des appels à un troisième vendredi de manifestation, le 8 mars, sont largement relayés et partagés sur facebook.

La lettre du Président-candidat où il s’engage à tenir une conférence inclusive après l’élection et organiser une présidentielle anticipée à laquelle il ne prendra pas part, après six mois, n’ont convaincu ni l’opinion publique, ni l’opposition.

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