Sunday, January 2020

Grève des médecins résidents,  la tutelle contredit les contestataires

Serait-ce enfin le dénouement entre  les médecins résidents et la tutelle après une paralysée dans le secteur de plus de trois mois ? A en croire le coordinateur du Comité intersectoriel en charge du dossier (des médecins résidents) la majorité de leurs revendications « légitimes » avaient trouvé « un début de solution », contrairement à ce qu’affirment les représentants des grévistes.

Intervenant ce mercredi matin, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale,  le professeur Salah Eddine Bendib a en effet assuré que contrairement à ce qui se dit, ici et là, les discussions entre les représentants des médecins résidents et les membres du comité « n’ont pas cessées », ajoutant qu’elles se poursuivront « dans les jours qui viennent ».

Cette affirmation intervient moins de 24 heures seulement après la réunion des représentants des médecins résidents avec la commission intersectorielle, ce mardi 30 janvier, au siège du ministère de la Santé qualifiée « d’énième échec ». « La commission a fait des propositions sur le service civil éloignées de ce que nous avons demandé. Ils n’ont même pas fait l’effort de se rapprocher de nos revendications puisque nous sommes en phase de dialogue », avait dénoncé Hamza Boutaleb, membre du CAMRA dans une déclaration à TSA. Sauf que selon, le professeur Salah Eddine Bendib, les  travaux du comité, regroupant des représentants de plusieurs ministères, sont consacrés « exclusivement » au service civil et à sa durée, des points pour l’examen desquels,  les représentants des médecins contestataires ont présenté une plateforme de revendications de 64 pages. « Celles-ci pourraient être satisfaites dans une certaine mesure pour autant que des décisions incitatives soient instaurées, ce qui encouragerait les praticiens à accepter de travailler dans les zones dans lesquelles ils ont été affectés », a-t-il dit à ce propos.

Cependant, le représentant de la tutelle, a cité la mise a niveau des structures sanitaires qui y sont installées et à propos desquelles les médecins grévistes ont eu souvent à se plaindre qu’elles ne soient pas en état de fonctionner comme une des préalables au règlement de ce conflit. L’intervenant prévient qu’il n’y aurait plus, désormais, d’affectation dans des zones démunies d’un plateau technique fonctionnel de prise en charge des patients, précisant que cette mesure avait été validée par la commission nationale d’affectation, de recours et de suivi des médecins mobilisés pour le service civil.

 L’autre aspect que le professeur Bendib met, d’autre part, en avant est celui du logement, un aspect auquel, assure-t-il, « on a répondu positivement ». Il affirme à cet effet  qu’aucune affectation ne pourrait également avoir lieu « s’il n’y a pas la présence d’un  logement décent pour le médecin ».

 

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