Wednesday, December 2018

Investissements énergétiques: Guitouni drague les géants mondiaux à Milan

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a appelé, jeudi à Milan, les leaders mondiaux de l’énergie à investir dans l’amont pétrolier et gazier algérien ainsi que dans le domaine de la pétrochimie et des industries de transformation, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Lors du sommet des leaders mondiaux de l’énergie qui se tient à Milan en marge de la tenue de la Semaine mondiale de l’énergie, M. Guitouni a tenu plusieurs rencontres avec les leaders de la communauté énergétique.

Il a abordé avec eux les questions définissant la nouvelle carte énergétique mondiale ainsi que les positionnements actuels et futurs des grandes compagnies énergétiques et pétrolières en fonction des transformations, innovations et opportunités nouvelles, précise le communiqué.

Transition énergétique

Dans ce cadre, le ministre a évoqué dans ses différentes discussions l’importance des politiques de transition énergétique et d’intégration régionale plus particulièrement.

Il a rappelé que la gouvernance du secteur de l’énergie est marquée par une grande intégration régionale qui tient compte des changements climatiques, l’impact des sources d’énergie alternatives et renouvelables et, en corrélation, la sécurité de l’approvisionnement de l’énergie.

Citant l’expérience algérienne, le ministre a soutenu que la priorité pour le pays reste le développement économique et social inscrit dans une vision durable.

Cela justifie, entre autres perspectives, les ambitions de l’Algérie d’entamer résolument, sous l’impulsion du président Abdelaziz Bouteflika, « une transition énergétique effective avec la réalisation, d’ici 2030-2035, d’un parc d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 22.000 MW », note la même source.

Guitouni a ainsi décrit « l’expérience réussie de la première étape de la concrétisation du plan national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique par l’intégration dans le système électrique algérien d’une capacité de 400 MW en solaire et éolien ».

Dans ce sens, il a annoncé le lancement, incessamment, par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) des enchères pour la réalisation de 200 MW en direction des investisseurs nationaux seuls ou en partenariat avec des étrangers, dont 50 MW seront réalisés par la société publique Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida (SKTM) afin d’hybrider les centrales diesel.

Cette stratégie de transition énergétique est « associée à une stratégie industrielle pour une meilleure valeur ajoutée et plus de création de richesses et d’emplois », a avancé le ministre.

A ce propos, il a considéré que la transition énergétique ne pourrait réussir que si elle passe par la conjugaison de diverses énergies de sorte à assurer un mix énergétique équilibré et au coût le plus avantageux.

Révision de la loi sur les hydrocarbures

Guitouni a également présenté à ses interlocuteurs la politique de relance de l’effort d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures par la refonte du cadre légal de manière à valoriser le domaine minier, de restaurer la compétitivité de l’amont pétrolier et gazier algérien, de favoriser le climat des affaires et d’accroitre les investissements, en particulier dans les activités d’exploration/exploitation en partenariat.

En marge de cet événement, M. Guitouni a aussi rencontré le P-dg du leader mondial du conseil technique, de l’ingénierie et de l’innovation dans le domaine de l’électricité CESI (siège à Milan), M. Matteo Codazzi, en présence du P-dg de Sonelgaz, M. Mohammed Arkab.

Au cours de cette rencontre, il a été mis l’accent sur l’amélioration de la qualité des études et de la formation en direction de la ressource humaine dans le secteur de l’énergie.

Les deux parties ont aussi discuté des questions liées au secteur de la production, le transport et la distribution de l’énergie dont celle d’origine renouvelable.

Par ailleurs, ils ont évoqué les études de planification régionale, les plans directeurs des grandes agglomérations urbaines, la sécurisation de l’alimentation des régions isolées et difficiles d’accès.

Il a également été question des études d’intégration des énergies intermittentes d’origine renouvelables dans le système électrique, et ce, en perspective de la réalisation du plan national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique qui prévoit, à terme, l’intégration dans le réseau algérien de pas moins de 22.000 MW en énergies renouvelables.

Des solutions ont également été discutées pour l’exportation de l’électricité produite en Algérie vers les pays voisins et vers l’Europe, précise le communiqué.

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