Monday, October 2020

Journée de l’étudiant: Djerad se recueille à la mémoire des martyrs à l’Université d’Alger 1

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a présidé, mardi, les célébrations du 64e anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant à l’Université d’Alger 1 Ben Youcef Ben Khedda, où il s’est recueilli à la mémoire des martyrs de la Glorieuse guerre de libération nationale.

Accompagné du Conseiller à la Présidence de la République, Abdelhafid Allahoum et de membres du Gouvernement, M. Djerad a déposé une gerbe de fleurs et lu la Fatiha du Saint Coran à la mémoire des martyrs, devant une stèle commémorative érigée à l’occasion de l’anniversaire de la journée de l’étudiant (19 mai 1956-19 mai 2020).

Le Premier ministre a visité une exposition de photos, organisée à cette occasion, comprenant en plus des photos, des documents sur la grève déclenchée par les étudiants algériens à l’époque, ainsi que des articles de la presse coloniale et étrangère sur cet évènement phare de l’histoire de la Révolution algérienne.

A cet effet, M. Djerad a insisté sur l’importance d’écrire l’histoire des étudiants algériens qui ont sacrifié leur vie pour l’Algérie, afin qu’elle constitue « une source d’inspiration pour les nouvelles générations qui doivent en tirer des enseignements et reprendre le flambeau », préconisant de « consacrer des études et des thèses de magistère et de doctorat à ce sujet », et ce en assurant une coordination dans ce domaine entre l’Université et le ministère des Moudjahidine et des ayants droit dans ce sens.

L’université d’Alger 1 (ex-Faculté centrale) a été le fief de la révolution estudiantine, lorsque des étudiants décidèrent de faire primer l’intérêt suprême du pays sur leurs diplômes universitaires, en rejoignant le maquis pour contribuer à révolution.

Quelques jours après le mouvement de grève des étudiants lancée le 19 mai 1956, plus de 150 étudiants avaient rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) à la wilaya IV historique, renforçant, ainsi, les rangs des moudjahidine par des capacités scientifiques et intellectuelles ayant contribué à réaliser un bond qualitatif dans son processus et transmis sa voix au monde entier, en se mobilisant contre la propagande colonialiste.

La participation des étudiants à la révolution avait réussi à conférer une dimension politique et médiatique à la cause algérienne qui avait tant besoin de compétences organisationnelles.

L’étape suivante était de remplacer les assistants et coopérants français, entre 1971 et 1973, à l’université d’Alger.

Les premiers cadres du corps diplomatique algérien post-indépendance étaient parmi les étudiants algériens ayant boycotté les bancs de l’université pour répondre à l’appel de la grève lancé par le Front de la libération nationale (FLN) en 1956.

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