Sunday, September 2020

La Shoah n’est pas comparable à « la guerre d’Algérie », selon Le Drian

Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian s’est exprimé ce dimanche sur le dossier brulant de « la mémoire » entre l’Algérie et la France.

Le chef de la diplomatie française a affiché son souhait de voir un « travail de mémoire » s’effectuer entre les deux pays. Interrogé dans une émission française sur la polémique provoqué par Macron en comparant « la colonisation française en Algérie » à « la Shoah », Le Drian n’a pas hésité à déclarer que « la Shoah est un crime insupportable, comparable à rien, nul part ailleurs, il faut le reconnaître comme tel».

Un «travail de mémoire» est souhaitable entre la France et l’Algérie «sur la manière dont les uns et les autres avons vécu» la guerre, a estimé dimanche le ministre français des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian était interrogé lors d’une émission conjointe sur RTL/LCI/Le Figaro sur la polémique née des récents propos du président Emmanuel Macron, qui avait établi un parallèle entre la guerre d’Algérie et la reconnaissance par Jacques Chirac, en 1995, de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Par ailleurs, il a estimé que «la question qui se pose dans les relations entre la France et Algérie sur la mémoire, la manière dont les uns et les autres avons vécu ce conflit, reste là. Et il faudrait que nous ayons ensemble un travail de mémoire».

En ce qui concerne, le traitement de ce sujet sensible entre l’Algérie et la France,  Jean-Yves Le Drian a assuré que les autorités algériennes souhaitaient ce processus de « travail de mémoire ». Il a insisté sur le fait que les Français avaient eux aussi «besoin d’avoir sur ce sujet-là un moment de rappel historique et de vérification».

Récemment le président français, Emanuel Macron s’est dit convaincu que la France devait revisiter la mémoire de la guerre d’Algérie (1954-1962) pour mettre un terme au «conflit mémoriel» qui «rend la chose très dure en France».

«Nous avons en Algérie une situation qui est complètement nouvelle, qui va sans doute engager des évolutions significatives de ce pays», a estimé le ministre des Affaires étrangères en référence à la récente élection du président Abdelmadjid Tebboune.

«De nouvelles perspectives s’offrent pour les relations entre France et Algérie. Si la mémoire partagée peut faire partie de cet ensemble nouveau, ce serait une très bonne nouvelle pour tout le monde», a conclu le ministre.

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