Thursday, October 2020

« L’accès non discriminatoire aux soins de santé des Algériens est un aspect indispensable à leur bien être »

Le droit à la santé, établi sur la base d’une qualité de soins équitables entre tous les Algériens, est l’un des principes contenus dans le projet de nouvelle Constitution sur lequel, le 1er novembre prochain, ils vont avoir à se prononcer.

Intervenant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le professeur Djamal Eddine Nibouche mentionne, qu’en son article 27 consacré au service public, cette Constitution énonce qu’un accès « égal et non discriminatoire » est garanti à tous les nationaux.

Le chef du service de cancérologie de l’hôpital Nafissa Hamoud, à Alger, fait également état de l’article 28, soulignant que l’Etat est responsable de la sécurité et des biens des nationaux, dans leur globalité, parmi lesquels, relève-t-il, figure la santé des citoyens.

Pour celui-ci, la sécurité sanitaire est un aspect fondamental pour assurer le bien- être de sa population, en le protégeant des risques « multiples, immédiats ou lointains ».

Commentant la création récente de l’Agence de sécurité sanitaire, ce praticien observe que l’Algérie a acquis un retard dans ce domaine, « qu’il s’agit, dit-il, de combler », compte-tenu de ce qui est observé à travers toute la planète, du fait de l’apparition et de la prolifération de la pandémie du coronavirus.

Pour le professeur Nibouche, la sécurité sanitaire implique, en outre, celles relatives aux sécurités alimentaire, environnementale et des risques professionnels. Il associe, notamment, cette sécurité à la qualité alimentaire, basée, dit-il, sur des aspects nocifs de ce que consomment les nationaux, pouvant, prévient-il, engendrer des maladies cardiovasculaires ou le cancer, une pathologie également provoquée par le tabagisme « un véritable fléau social ».

Pour lui, prévenir et lutter contre ces maladies demande à créer certains dispositifs particuliers, tel celui d’un Institut de veille sanitaire, appuyé par un Comité de vigilance, chargé en commun, de traiter l’ensemble des questions liées aux épidémies. À cet effet, il rappelle que des maladies transmissibles, jusqu’alors éradiquées sont en train de revenir, à l’exemple de la rougeole, de la poliomyélite ou du paludisme, pour lesquels il déclare souhaiter se créer un Institut de veille, chargé d’organiser les activités de prévention.

Le professeur Djamal Eddine Nibouche abonde, d’autre part, sur la nécessaire création d’une police sanitaire, « qui n’existe plus », et dont le rôle consistait, explique-t-il, à surveiller le niveau de qualité de l’environnement en matière d’hygiène et de prévention de certaines maladies à l’exemple de celle de la rage, « dont on n’a pu, encore, résoudre les dangers ».

Développant un autre aspect de la sécurité sanitaire, celui de la Médecine du travail, l’invité estime, par ailleurs, indispensable d’assurer une sécurité maximale aux travailleurs, en prenant particulièrement en charge l’environnement, le plus souvent pollué, dans lequel ils évoluent habituellement.

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