Saturday, December 2019

Lakhdar Brahimi : « Très bien. Laissez nous partir mais … »

Le diplomate algérien et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, a souligné lundi à Alger l' »urgence d’amorcer le dialogue organisé pour sortir du blocage », soutenant que la revendication du changement prônée par la population est « légitime, compréhensible et attendue ».

Le « médiateur informel » du pouvoir estime que « nous sommes dans une situation de blocage » exprimant son souhait de ne pas arriver à « une impasse ».

Il a ajouté néanmoins que le changement « ne se fait pas tout seul », mais la deuxième République incarnant ce changement  »est aspiration légitime », qui passe par un programme « complexe et compliqué » et « un premier pas d’une importance capitale » qui ne doit pas se faire dans « le désordre ».

Répondant à une question de la journaliste de la chaine III ralative à la revendication populaire du « départ des symboles du régime », M. Brahimi a dit : « « Très bien. Laissez nous partir mais il faut que ça soit organisé»

« Il faut maintenant que les gens s’assoient pour mettre un programme pour effectuer le changement en vue de l’avènement de la 2ème République », a-t-il dit, insistant pour que ‘ »ça soit organisé », pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs de certains pays comme l’Irak après la chute de Saddam Hussein.

Faisant une rétrospective historique, M. Brahim a fait savoir que depuis 1962, plusieurs « tournants très importants » n’avaient jamais été « négociés de la bonne manière », mettant en garde pour ne pas refaire les mêmes erreurs en saisissant cette « opportunité historique ».

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