Tuesday, September 2020

Le DG de la pharmacie centrale parle de la Chloroquine

L’utilisation de la chloroquine, un médicament utilisé pour traiter les patients affectés par le covid-19, s’est révélée être un « pari gagnant », donnant lieu, jusqu’à présent, à la guérison de plus d’un millier parmi eux, affirme le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux, Mohamed Nibouche.

Intervenant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, ce dernier observe qu’en dépit de la polémique soulevée outre-Méditerranée autour de ce médicament, celui-ci a finalement démontré son efficacité de traitement des personnes malades, permettant, dit-il, « de désencombrer les services de réanimation ».

À propos de la disponibilité de ce médicament dans les établissements où sont traités les personnes frappées par le virus, et quoiqu’il reconnaisse les énormes difficultés rencontrées par le personnel soignant au tout début de la pandémie, M. Nibouche assure que, depuis lors, toutes ces structures médicales, « même les plus éloignées », disposent, aujourd’hui, des moyens de soin pour y faire face. À cet effet, il indique que l’organisme qu’il dirige dispose d’un stock de 250.000 traitements destinés à soigner le coronavirus.

S’exprimant, d’autre part, sur les ruptures répétées de médicaments dans le pays, celui-ci explique qu’elles étaient dues aux difficultés rencontrées, « par le passé », à la PCH. Il assure que, depuis, la situation a évolué « favorablement ». Il reste cependant, poursuit-il, à hâter la modernisation de ses structures, afin de faire parvenir les médicaments là où ils sont nécessaires « et en quantité ». Le mot d’ordre, désormais, souligne-t-il, est « vaincre le problème de la pénurie ».

Pour dépasser les innombrables problèmes liés à la bonne gestion des produits de soins, « en termes de prévision », l’invité estime qu’il reste à améliorer leur régulation, notamment en prenant en compte les aspects liés à leur surveillance et à leur traçabilité, en particulier.

Il considère, à cet effet, qu’il faudrait pour cela donner à l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, le rôle et les moyens qu’elle se doit d’avoir en tant qu’institution, afin, déclare-t-il, qu’elle puisse assurer son rôle d’enregistrement, de contrôle et de garantie des produits pharmaceutiques destinés à être mis sur le marché.

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