Tuesday, September 2021

Le ministère de l’intérieur suspend 230 pompiers après la marche d’Alger

Le ministère de l’intérieur passe à l’exécution de ses menaces contre les agents de la protection civile après leur grande marche à Alger. En effet, le département de Beldjoud a annoncé ce lundi la suspension de 230 pompiers en déclenchant « des poursuites judiciaires dans un second temps ».

Les agents de la protection civile qui ont fait une marche à Alger dimanche vers le siège de leur direction générale, avaient revendiqué des droits socio-professionnelles. Le ministère de l’intérieur évoque les dispositions du  » décret exécutif  n° 11-106 du 6 mars 2011 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de la protection civile » pour justifier cette suspension.

Selon la tutelle de ce corps, les actions de protestation dans ce corps sont interdites par l’article 28 et 29 du même décret.

Les principales revendications des agents de la protection civile sont ; « octroi de la prime de contagion », le « versement de la prime Covid-19 promise par le président de la République », l’« ajustement des heures de travail supplémentaires »,  ainsi que  la « mise en place d’un système de promotion en passant par le concours professionnel, tel que défini dans les statuts».

Plusieurs pompiers ont entamé des mouvements de protestation le 25 avril dernier en organisant notamment à Alger, Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès, Khenchla, Blida, Mostaganem et Adrar des sit-in devant leurs unités.

Cette décision lourde contre les pompiers a provoqué une vague de solidarité sur les réseaux sociaux. Plusieurs activistes du hirak et des militants se sont indignés et rappelés le droit de manifester pacifiquement garantit par la constitution.

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