Tuesday, January 2021

Au lendemain de la tragédie de Boufarik, Mohamed VI présente ses condoléances au peuple algérien, enfin

Le Roi Mohammed VI a adressé, enfin,  un message de condoléances et de compassion au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, suite au crash de l’avion militaire hier mercredi,  près de la base aérienne de Boufarik, faisant 257 victimes, a annoncé la MAP, l’agence officielle marocaine.

Dans ce message, le Roi exprime au président Bouteflika et, à travers lui, « aux familles des victimes et au peuple algérien frère, ses vives condoléances et ses sincères sentiments de compassion, implorant le Très-Haut d’entourer les victimes de sa sainte miséricorde, de les accueillir de son vaste Paradis et d’accorder patience et réconfort à leurs familles ». « En cette douloureuse circonstance, le souverain réaffirme sa sympathie au président algérien, lui exprimant es sincères sentiments de compassion et d’estime, priant Dieu de préserver de tout malheur l’Algérie et son peuple frère », conclut Mohamed VI dans son message.

 La veille, le chef gouvernement marocain, s’est contenté d’un court post sur sa page Facebook pour présenter « ses condoléances » « au peuple algérien suite au crash aérien qui a fait 257 morts ».  « Que Dieu accorde sa sainte miséricorde aux victimes du crash de l’avion algérien ce matin, que Dieu bénisse le peuple algérien et lui donne patience et consolation, à Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons », a en effet écrit Saad-Eddine El Othmani. Une réaction tardive faudrait-il le souligner de la part du voisin de l’Ouest car, ce même message intervient un peu plus de vingt quatre heures après le drame.

Il intervient également après que les médias marocains dans leur globalité aient lâché du venin comme à leurs accoutumées,  contre l’Algérie et se sont précipités, au mépris du respect dû aux morts et à la douleur de leurs proches, à instrumentaliser politiquement la catastrophe. Cette campagne préméditée et cette escalade procèdent manifestement de la pratique connue visant à la bilatéralisation d’une question qui relève de la responsabilité des Nations Unies. Malheureusement les Marocains ne veulent pas admettre que la question du Sahara occidental est une question de décolonisation, comme ce fut le cas pour l’Algérie durant la lutte pour son indépendance.

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