Sunday, November 2019

Les arrêts de travail ont coûté 16 milliards de DA à la CNAS, le DG appelle

Le Directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), M. Tidjani Hassen Haddam a fait savoir, jeudi à Alger, que les arrêts de travail ont coûté 16 milliards de DA à la CNAS en 2018, estimant que ces arrêts figuraient parmi les causes à l’origine du dysfonctionnement financier que connait la Caisse.

« Plus de deux millions d’arrêts de travail ont été enregistrés en 2018, dont le remboursement a dépassé 13 millions/jours, ce qui a coûté 16 milliards de DA à la CNAS « , a précisé M. Haddam lors d’une séance d’audition sur l’organisation et le fonctionnement de la CNAS, organisée par la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Dans ce cadre, le même responsable a appelé à « la nécessité de lutter contre les arrêts de travail indus qui sont parmi les principales causes de dysfonctionnement financier de la Caisse ».

A ce propos, il a indiqué que la CNAS a mis en place des mécanismes à cet effet devant permettre de rejeter certains arrêts de travail en renforçant le contrôle administratif via l’adoption d’un programme approfondi en vue de préserver les équilibres financiers de la Caisse et assurer sa pérennité.

Il a, par ailleurs, estimé que cette démarche « relève de la responsabilité commune à l’effet d’adhérer à la politique adoptée par les hautes autorités du pays visant à préserver la paix sociale à travers le système nationale de protection sociale ».

Après avoir rappelé le nombre de bénéficiaires des prestations de la sécurité sociale qui a atteint 39 millions, dont plus de 12 millions assurés, M. Haddam a noté, dans ce sens, un équilibre entre les revenus de la Caisse, qui s’élèvent à 440 milliards de DA et ses dépenses de 414 milliards de DA durant 2018, alors que les dépenses de remboursement des  médicaments s’élèvent à 200 milliards de DA.

Dans le cadre des efforts visant à la rationalisation des dépenses, M. Haddam a fait savoir que le nombre des bénéficiaires de soins à l’étranger a été réduit notamment ceux atteints de maladies cardiovasculaires.

Le nombre de malades pris en charge dans les différentes cliniques de cardiologie à travers le pays s’élève à 800 patients pour un coût de plus de 3 milliards de DA.

Le directeur général de la CNAS a indiqué par ailleurs que « l’utilisation de la carte CHIFA sera ultérieurement élargie à la chirurgie cardiovasculaire et la dialyse », faisant savoir, à ce propos, que la Caisse avait pris en charge, l’année dernière, plus de 3 millions de patients atteints de maladies chroniques et que le nombre de cartes délivrées avait dépassé 14 millions, en sus du paiement de 569 millions de factures électroniques depuis 2006.

En 2018, plus de 79.000 employeurs ont été contrôlés et 180.000 contraventions ont été recensées (non déclaration du travail et des travailleurs, et déclaration partielle des salaires), ce qui représente un montant d’environ 16 milliards DA.

Répondant, par ailleurs, aux préoccupations de certains membres de la commission en ce qui concerne la liste des médicaments remboursables, M.Haddam a précisé que l’Algérie « reste l’un des rares pays qui rembourse largement ses patients », faisant état du remboursement par la CNAS de 4500 classes de médicaments ».

Le même responsable a affirmé que l’utilisation de la carte médicale électronique serait généralisée au cours de cette année comme mesure permettant l’amélioration et la modernisation du service public ainsi que la prise en charge des personnes aux besoins spécifiques.

Soulignant devant la commission que les grands défis auxquels est confrontée la Caisse « exigent de tout un chacun de préserver les acquis réalisés en vue d’atteindre un système solide, basé sur la justice sociale et la fourniture des prestations à un grand nombre des franges de la société », le responsable a ajouté que la Caisse « se veut l’épine dorsale de la protection sociale et le moyen idéal de la solidarité nationale ».

Ce sont là des choix qui entrent, explique-t-il, dans le cadre de l’ancrage de la justice sociale, de la préservation de la paix sociale et de la création d’un climat propice au développement économique.

M. Haddam a précisé, par ailleurs, que le système de la CNAS était étroitement lié à la conjugaison des efforts de toutes les parties dans le cadre du dialogue social qui permet l’amélioration continue des indicateurs du développement socioéconomique et la lutte contre toutes les pratiques négatives susceptibles de porter atteinte aux équilibres financiers de la CNAS ».

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