Monday, November 2018

Les médecins résidents entre le marteau et l’enclume !

Demain lundi 2 juillet, les médecins résidents organiseront des assemblées générales pour donner suite à leur mouvement de protestation après la reprise du travail qui n’a pas mené aux résultats attendus par le Camra.

Le Collectif autonome des médecins résidents  (Camra) qui a fini par décidé de mettre fin à la grève pour reprendre le dialogue avec le ministère de la Santé, s’est dit « déçu » de l’attitude du ministre, le Pr Mokhtar Hasbellaoui. Ce dernier, garde un silence pour le moins incompréhensible. Lui qui avait promis une réunion juste après la reprise du travail.

Déception

Plus d’une semaine après cette reprise intervenue le 24 juin dernier, c’est l’impasse. On a même l’impression qu’il n’y pas d’éléments qui plaident en faveur d’une solution définitive. Loin de ce blocage et les multiples problèmes de pression, de menaces et de chantage auxquels font face les résidents victimes de l’autorité de leurs chefs de service, c’est la remobilisation des troupes qui semble un défi à relever.

AG décisives

Les médecins résidents décideront-ils demain de revenir à la grève ?  Et si c’est le cas, seraient-ils en mesure de rassembler force et volonté pour redescendre dans la rue? Pour ce, il ne faut pas compter sur une bonne partie des 15000 blouses blanches.

Bon nombre d’entre eux ne comptent plus retourner à la confrontation avec la tutelle, l’administration et les chefs de service. « Les risques sont gros », commente un résident.

Division

Aussi, la politique de division pratiquée par la tutelle a brisé l’union sacrée d’antan. En effet, pour la question du gel des salaires, il se trouve que dans certaines wilayas, les résidents n’ont eu que quelques ponctions, tandis que dans d’autres, les résidents n’ont reçu aucun sou depuis mars, voire janvier pour certains hôpitaux. Les « privilégiés » parmi les résidents ne veulent pas prendre de risque.

Un BN décrié

A cela s’ajoute le fait que le bureau national du Camra ne jouit plus de la même crédibilité qui lui garantirait une mobilisation après chaque appel. Sur les réseaux sociaux et les pages de groupes des résidents, le BN est violemment critiqué. S’il faut reconnaître que certains membres engagés sont épargnés, il n’en demeure pas moins  que ce bureau décide de façon collective.

Difficiles choix…

Au niveau de la base, certaines voix s’élèvent pour réélire d’autres représentants. Le pas sera-t-il franchi ?  S’agit-il de la solution idoine pour sortir le mouvement  de l’impasse ?  Réponses demain lors des AG…

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