Wednesday, April 2021

Manifestations de vendredi: Amnesty met en garde contre l’usage de la force

À la veille des manifestations du 1er mars contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, Amnesty international avertit et appelle les autorités algériennes à ne pas faire usage de répression contres les citoyens.

« Les forces de sécurité algériennes doivent s’abstenir de recourir à une force excessive ou inutile pour disperser des manifestants pacifiques qui protestent contre l’intention du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat », écrit, ce jeudi 28 février, l’ONG dans un communiqué.

 

Magdalena Mughrabi, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré : « Tandis que la tension monte en même temps que la contestation, Amnesty International demande aux autorités algériennes de faire preuve de retenue, de respecter les droits des manifestants et de ne pas faire usage d’une force excessive ou inutile pour réprimer des manifestations pacifiques ».

 

Elle ajoute qu’« à l’instant présent, le monde a les yeux braqués sur l’Algérie ». Selon elle donc, « la façon dont le gouvernement choisira de répondre à ces manifestations sera un indicateur crucial de la force de son engagement à respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique ».

 

L’ONG rappelle que « la vaste majorité des manifestations se sont déroulées de façon pacifique ».

 

Et « s’en prendre à des manifestants à l’aide d’arrestations arbitraires ou de poursuites représenterait une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et de réunion. Les autorités algériennes doivent veiller à ce que leurs actions ne soient pas contraires à la Constitution de leur propre pays ou à leurs obligations au regard du droit international », a déclaré Magdalena Mughrabi.

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