Saturday, July 2019

Marches pacifiques dans le pays pour le cinquième vendredi consécutif, le pouvoir entretient le flou

Des marches populaires pacifiques ont été organisées à Alger et dans plusieurs autres wilayas du pays pour le cinquième vendredi consécutif, réclamant « le changement du système » et appelant à la « préservation de l’unité du pays », alors que le pouvoir continue de faire la sourde oreille.

A Alger, la mobilisation n’a pas faibli malgré les mauvaises conditions météorologiques. Des centaines de manifestants, dont certains drapés de l’emblème national, ont commencé, dès le matin, à converger, sous des averses de pluie, vers Alger Centre où plusieurs rassemblements ont été constatés au niveau notamment de la Grande Poste, de la Place du 1er-mai et de la place Maurice-Audin.

En début d’après-midi, ils étaient des milliers de citoyens à défiler à travers les principales artères de la capitale, brandissant l’emblème national et reprenant les mêmes slogans scandés lors des précédentes marches populaires dont le « changement profond du système », le « respect de la Constitution » et le « rejet de la prolongation du mandat présidentiel ».

Les marches, encadrées par un important dispositif des forces de l’ordre, ont été également marquées par la présence de plusieurs personnalités politiques nationales et des figures du monde de la culture, ainsi que par une présence remarquée des médias.

Dans les autres wilayas, la mobilisation a été aussi au rendez-vous. Des marches similaires auxquelles ont pris part des milliers de citoyens ont été organisées revendiquant le « départ immédiat du système en place » et appelant au « respect de la volonté du peuple », sous l’œil vigilant d’un dispositif de sécurité déployé pour éviter tout dérapage.

Ce cinquième vendredi de mobilisation contre le 5ème mandat intervient dans un moment politique entouré de flou sur ce qui se déroule au sein du sérail. La semaine dernière, dans une nouvelle lettre à l’occasion du 19 mars, le président Bouteflika maintient sa feuille de route d’organisation d’une conférence nationale de consensus pour élaborer une nouvelle constitution qui sera soumise à un référendum avant la fin de 2019 et l’organisation de l’élection présidentielle reportée par Bouteflika après les Manifestations. Mais la rue continue de refuser la transition démocratique organisée par le pouvoir.

Face à une situation de blocage ou la rue se trouve face à face avec le pouvoir et l’incapacité de l’opposition de construire un rapport de force et une feuille de route commune, le bout du tunnel n’est pas encore

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