Thursday, August 2021

Le message de Mme Benghebrit aux élèves, qualifie la grève de « surenchère syndicale »

Alors que la grève illimitée du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement supérieur et technique (CNAPESTE) se poursuit malgré le processus de radiation des enseignants dont le débrayage a été déclaré illégal par la justice, dans une lettre adressée ce jeudi, aux élèves, leurs parents et fonctionnaires du secteur, Mme Nouria Bneghebrit,   ministre de l’Éducation nationale, s’est dite « sensible » à la situation stressante qu’ils ont eu à subir.

 « Sachez chers élèves  que nous avons fournis tous les efforts possibles pour vous éviter de vivre une telle situation », a en effet écrit la ministre dans sa lettre postée également sur son compte Facebook, rappelant dans ce sens les efforts conscients jusqu’ici afin de leur épargner cette situation,

Mme Benghebrit a fait référence dans ce contexte aux récentes rencontres bilatérales l’ayant regroupée avec les différents syndicats du secteur dont le CNAPESTE. « Une série de rencontres marathoniennes jusqu’à des heures tardives de la journée ont été organisées avec les syndicats dont le CNAPESTE que nous avons rencontré dans le cadre des rencontres bilatérales et groupées jusqu’à la veille du déclenchement de la grève illimitée. J’ai personnellement rencontré le coordinateur du CNAPESTE  avec certains membres du bureau national pour le dissuader de ne pas recourir à cette action, en vain », regrette la ministre dans sa lettre. Maintenant, a encore soutenu Mme  Bneghebrit, il y a les lois de la République et il y a l’obligation dont nous sommes investis, de vous garantir une scolarité apaisée.  Dans le même message, la ministre de l’Éducation nationale a en outre reconnu que les élèves soient pénalisés au moment où « certains de vos camardes ayant les moyens suivent des cours particuliers ». « Il est tout à fait clair pour nous, que les élèves ne peuvent payer le prix d’une surenchère syndicale  qui fait fi des lois de la République. Rassurez-vous, votre inquiétude est entendue », a dit la ministre à l’adresse des élèves sans pour autant donner des détails.

Quoi qu’il en soit, toute porte à croire qu’à l’heure actuelle, l’école algérienne est à bord du précipice. Á toutes les « réformes » sans résultats palpables initiées jusque-là viennent se greffer toutes ces grèves cycliques ayant paralysées (et continuent) de paralyser une école déjà infestée par d’autres  maux dont on ne connait les remèdes. «Il y a un grand chantier à ouvrir dans l’Éducation nationale afin de mettre à jour les réformes dans le bon sens et dans l’intérêt de l’élève», affirmait dernièrement le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves. Á bon entendeur.

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