Thursday, August 2019

Mohamed Aissa évoque des « tentatives de laboratoires étrangers visant à émousser le rite malékite en Algérie »

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a affirmé mardi à Aïn Defla que l’Algérie refusait et combattait les pratiques de la religion visant à cultiver la haine et la violence, observant que par essence, l’Islam est une religion unificatrice qui bannit la violence sous toutes ses formes.

« Nous refusons et combattons de la manière la plus énergique qui soit que la religion serve de moyen pour cultiver la haine, la discorde et la violence car, par essence, l’Islam est une religion qui prône l’unité et qui bannit la violence sous toutes ses formes », a indiqué le ministre à l’ouverture de la quatorzième édition du colloque portant sur le rite malékite qu’abrite Aïn Defla trois jours durant.

« Il est pour le moins paradoxal que, sous couvert de la religion et des pratiques religieuses y afférentes, des personnes cultivent la haine et incitent à la violence », a encore observé le ministre, affirmant que la détermination de l’Algérie à combattre toute forme de déviance dans la pratique religieuses découle de la compréhension des ancêtres à cette religion synonyme d’entraide et de tolérance.

Il a, dans ce contexte, souligné que la Charte de la réconciliation nationale prônée par le président de la République et approuvée par l’écrasante majorité des citoyens traduit le souci de préserver l’unité de la nation contre toutes les tentatives visant sa division et son morcellement.

Evoquant le malékisme, le ministre a soutenu que le rite s’y rapportant constitue le fondement même du référent religieux national, observant que ce rite a, de tout temps, scellé les Algériens et a constitué un rempart contre les tentatives visant à alimenter les dissensions.

Pour le membre du Gouvernement, les tentatives de certains laboratoires étrangers visant à émousser le rite malékite en Algérie, voire l’effacer, n’est pas motivé par leur souci de faire entrer les Algériens au paradis mais découle de leur volonté de semer la discorde et porter atteinte à l’unité du pays.

Il a, dans ce cadre, annoncé que le groupement du fikh islamique tant attendu, et dont la mission consiste à contrer les agressions subies par le référent religieux national, se réunira la semaine prochaine à Alger, signalant que cette entité d’essence académique comptant en son sein des intellectuels et des chercheurs, commencera son travail consistant à énoncer des fetwas.

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