Saturday, July 2020

Nourredine Khelassi : la liberté d’écrire et de dire n’a de limite que celle de l’éthique et du droit

À l’instar des membres des médias à travers la planète, les journalistes algériens célèbrent, aujourd’hui, la Journée mondiale de la Presse.

À l’occasion de cet événement, l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio algérienne recevait, ce dimanche, M. Nourredine Khelassi, conseiller du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Questionné sur le fait de savoir si la liberté d’expression avait connu un renforcement, ce dernier répond qu’il ne pouvait dire si cela a été le cas, ajoutant qu’un « vaste chantier de réformes » a commencé à être entrepris, dont celui relatif à la remise à plat, sinon de l’annulation de la loi sur l’Information de 2012. Cela se fera, précise-t-il, en fonction des nouveaux paradigmes d’élargissement des champs de libertés « portés par la nouvelle constitution ».

Du respect des principes de liberté et de responsabilité auxquels doit s’astreindre le journaliste dans l’accomplissement de sa mission, M. Khelassi admet que c’est un exercice universel « difficile partout », sachant, dit-il, toute la difficulté à les concilier. Pour lui, la liberté de la presse n’a de limite que celle de l’éthique et du droit.

Des menaces que pourraient représenter pour la liberté d’expression les réformes engagées par l’État, le conseiller du ministre de la Communication répond que nulle part dans le monde il n’existe de liberté d’informer « en dehors des balises de la loi ».

Il tient, cependant, à observer que le ministère de la Communication a mission d’aider les professionnels de la presse à s’organiser pour réformer leur secteur « en profondeur » et en concertation avec eux, à condition, déclare-t-il, qu’ils s’organisent eux-mêmes.

S’exprimant, par ailleurs, sur les moyens que compte mettre en oeuvre l’État pour mettre de l’ordre et régulariser les sites électroniques et les chaînes de télévision installées off-shore, dont il observe qu’elles « exercent dans l’illégalité totale », l’invité considère qu’elles ont, à ce jour, fonctionné dans le « déni de la loi, sinon en la contournant ». Pour lui, il reste à domicilier le droit partout « où il a été absent ». À cet effet, il signale qu’un texte réglementaire a été va être prochainement soumis au gouvernement aux fins de mettre le fonctionnement de ces chaînes en conformité avec la loi algérienne.

Des enquêtes diligentées contre l’ANEP, M. Khelassi il estime que, parce que c’est là « où le niveau de putréfaction a atteint des sommets hallucinants ». De statut d’entreprise publique économique à vocation commerciale, il note que celle-ci « en raison d’une perversion absolue » a permis à des réseaux mafieux de transformer cette agence en « pompe aspiratrice de la rente ».

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