Thursday, April 2019

Plus de 3000 infractions enregistrées par la police de l’environnement en 3 mois

Le secteur a recensé 72 entreprises classées et autorisées à exercer, dont 26% d’autorisations accordées au niveau des communes et 6,28% au niveau des wilayas tandis que le ministère accorde 0,52%.

 Plus de 3000 infractions ont été enregistrées par la police de l’environnement depuis début 2018 ayant induit la fermeture de plus de 50 entreprises, des poursuites judiciaires contre 162 autres et l’envoi de 628 mises en demeure avant fermeture, a indiqué dimanche la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatima Zahra Zerouati.

Invitée du « Forum de la Radio nationale », la ministre a précisé que ces infractions ont été enregistrées à l’issue de 3032 contrôles quotidiens pour le suivi des activités des entreprises productrices et économiques et leur impact sur l’environnement.

Mme Zerouati a indiqué que son ministère recevait des rapports quotidiens à la faveur desquels des mesures seront prises à l’égard des entreprises soumises au contrôle, selon le degré d’infraction, ajoutant que les informations étaient actualisées dès la réception des plaintes déposées par les citoyens.

Les missions du secteur consistent en la sensibilisation avant l’étape de la répression à travers l’accompagnement du citoyen afin qu’il participe à la protection de l’environnement et l’ancrage de la culture de la protection de l’environnement dès le jeune âge.

Le secteur œuvre, par ailleurs, à orienter les jeunes afin qu’ils investissent dans les métiers verts et les métiers du futur, a estimé Mme Zerouati qui a ajouté que plusieurs secteurs menaient une action de coordination pour centrer les efforts sur les métiers ayant une relation étroite avec la protection de l’environnement.

Le secteur de l’Environnement accorde, en collaboration avec d’autres secteurs, des facilitations pour encourager les jeunes à investir dans les domaines de l’environnement, notamment le recyclage des déchets, a fait savoir la ministre, révélant que 46 nouvelles entreprises ayant des autorisations pour l’exercice de cette activité avaient été recensées en 2017 auxquelles s’ajoutent 75 entreprises enregistrées durant 2015.

Le secteur a recensé 72 entreprises classées et autorisées à exercer, dont 26% d’autorisations accordées au niveau des communes et 6,28% au niveau des wilayas tandis que le ministère accorde 0,52%.

Selon Mme Zerouati, l’Etat a tracé 17 objectifs pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, dont 14 objectifs relatifs à la protection de l’environnement outre les efforts visant la mis en œuvre des engagements de l’Algérie concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre à 7% d’ici 2030.

L’Algérie s’apprête à élaborer et déposer sa troisième intervention auprès des instances internationales portant sur les efforts consentis par tous les secteurs en matière de réduction des gaz à effet de serre en Algérie, a-t-elle fait savoir.

La ministre a ajouté que la Constitution avait consolidé la place du secteur pour donner une meilleure protection et introduire le volet environnemental à la dimension économique, estimant que cela constituait le couronnement des différents investissements dans le domaine de l’environnement depuis l’année 2015 et pendant 15 ans durant lesquels 2 milliards de dollars ont été investis et 30% ses déchets enlevés. Le secteur a été renforcé par 13 nouvelles lois et environ 120 textes d’application.

Un grand intérêt a été accordé à l’élargissement des espaces verts au profit des citoyens et la promotion du cadre de vie susceptible de réduire les fléaux sociaux. La ministre a souligné que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika avait initié le prix des « villes durables » devant être remis le 25 octobre 2018, date qui coïncide avec la journée nationale de l’Arbre.

Les espaces verts sont passé de 80 millions m² en 2014 à 224 millions m² en 2017, soit d’un taux mondial de 1 m² pour chaque citoyen à un taux actuel de 4m² ce qui est toujours insuffisant par rapport au taux mondial estimé à 10 m²/citoyen, a précisé Mme. Zerouati.

La ministre a plaidé pour l’implication du citoyen dans les efforts des autorités locales visant la préservation de l’environnement en l’associant aux différents programmes pour s’enquérir de la performance des élus locaux quant à la mise en oeuvre des programmes tracés dans tous les domaines y compris l’environnement.

La première responsable du secteur a rappelé le 1er Salon International de l’Environnement et des énergies renouvelables d’Alger (SIERA) qui sera organisé du 26 au 28 mars en cours à Alger avec la participation de 100 sociétés.

Outre l’Allemagne sui sera « invité d’honneur », cette manifestation verra la participation de 6 autres pays ( des sociétés Françaises, turques, chinoises et finlandaises).

A une question sur les mesures prises pour la propreté des villes algériennes, Mme. Zerouati a mis en avant les efforts déployés par le Gouvernement en la matière à l’instar de l’élimination de plus de 2.000 décharges anarchiques durant les 15 dernières années.

Elle a estimé, en outre, que la société civile constituait un partenaire actif en matière de préservation de l’environnement avec plus de 682 associations activant dans le domaine de l’environnement au niveau national.

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