Monday, January 2021

Projet de loi sanitaire, la gratuité des soins est une « ligne rouge »

Actualité oblige, beaucoup d’encre a coulé ces derniers temps quant la « remise en cause » de la gratuité des soins en Algérie. Alors y’a-t-il au jour d’aujourd’hui une menace sur la gratuité des soins dans notre pays ?

Aucune crainte, si l’on se fie aux affirmations faites ce mercredi même par  le président de la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Bouabdallah. « Le projet de loi sanitaire consacre la gratuité des soins qui est une ligne rouge pour l’État algérien et comporte de nouvelles  mesures très importantes au profit des citoyens », a-t-il en effet assuré dans une déclaration à l’APS aujourd’hui. Citant le dossier médical unique pour chaque patient qui entre dans le cadre de la modernisation des mécanismes de travail du système de santé et l’instauration d’un médecin de référence au niveau des villages et des quartiers, il a estimé que ce dispositif permet d’alléger la pression sur les services hospitaliers et d’assurer une bonne prise en charge du malade. Les membres de la commission de la santé poursuivent l’examen des dispositions du projet de la nouvelle loi sanitaire qui compte 470 articles, dont 143 ont été examinés à ce jour, par l’audition de tous les acteurs du secteur (syndicats, professeurs, associations de malades) avant de soumettre le texte aux membres du Parlement, toujours selon les explications de Mohamed Bouabdallah.

 Le projet de loi prévoit également l’élaboration d’une carte médicale répartissant les établissements hospitaliers par région et par population, qui permettra de définir les besoins de chaque wilaya en médecins et en équipements médicaux en vue d’assurer une couverture sanitaire homogène. Le texte de loi régira l’activité des cliniques de procréation médicalement assistée et de fécondation in vitro « qui n’exercent pas actuellement dans un cadre juridique clairement défini ». Des règles unifiées seront ainsi appliquées pour protéger les personnes concernées par la fécondation in vitro ». Ledit projet de loi prévoit une nouvelle réglementation en matière de transplantation d’organes, a encore indiqué M. Bouabdallah, affirmant que la commission de la santé sera à l’écoute des avis des instances et personnalités religieuses concernant les différents aspects de cette question.

Dans une précédente déclaration à l’APS, le ministre avait souligné l’impératif de procéder à la révision du cadre juridique du secteur de la Santé car la loi de 1985 a montré « ses limites et n’est plus adaptée aux mutations que connaissent le secteur et la société, d’où l’urgence d’une actualisation de cette loi et sa présentation, dans les meilleurs délais, devant les deux chambres du Parlement »

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