Monday, November 2018

Alors qu’ils entament le 6e mois de grève, les médecins résidents dénoncent « le mutisme » de Hadjar

Aujourd’hui, 15 avril, les médecins résidents entament leur sixième mois de grève. Toute cette période n’aura pas suffit au ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, qui garde un silence pour le moins assourdissant, laissant son collègue de la santé, le Pr Mokhtar Hasbellaoui traiter le problème. Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) constate avec « indignation » et à la veille de la célébration de la Journée du savoir, « le mutisme du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ».

« Aucune mesure concrète n’a été entreprise afin de répondre aux revendications d’ordre pédagogique malgré les correspondances et les demandes envoyées au préalable à la tutelle », s’indigne dans un communiqué le Collectif.

Pour le Camra, la programmation d’activités pédagogiques (cours, TD…) et autre planning d’examens notamment le DEMS, sans concertation avec les concernés « témoigne du mépris, du manque de considération flagrant envers la situation ».

Par ailleurs, les médecins résidents dénoncent « toute forme de menaces et d’intimidations d’ordre pédagogiques, administrative ou judiciaire » à leur encontre.

Il faut dire que Tahar Hadjar a brillé par son absence tout le long de ce conflit. Ceci, malgré que les médecins résidents dépendent sur le plan de la formation, de son département. Toute la pression est tombée sur le ministre de la Santé. Même durant les réunions avec ce dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur ne daigne même pas envoyer un représentant. Un fait dénoncé à maintes fois par les délégués du Camra.

 

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