Sunday, November 2020

Scientifiquement parlant, il ne s’agit pas d’une deuxième vague de Covid-19

Le Président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Pr. Kamel Sanhadji a affirmé lundi à Alger que scientifiquement parlant, il ne s’agit pas d’une deuxième vague de Covid-19 en Algérie, insistant sur l’impératif « respect individuel et scrupuleux » des gestes barrières pour enrayer l’expansion du virus.

Invité à la radio nationale, M. Sanhadji a indiqué que la récente hausse des cas de contaminés par la covid-19 en Algérie « ne signifie en aucun cas l’enregistrement d’une deuxième vague ». Scientifiquement parlant, dans le cas d’une deuxième vague, le virus doit changer, faire des mutations génétiques, évoluer et changer ses caractéristiques, ce qui n’est pas le cas en ce moment en Algérie », a-t-il déclaré.

Imputant la tendance haussière du nombre de contaminés enregistrée ces dernières semaines au « relâchement » dans l’application des mesures préventives, le professeur a exhorté tout un chacun au strict respect des gestes barrières, une condition sine qua non pour concrétiser le plan d’urgence, qu’il a qualifié d’approprié, mis en place par les hautes autorités pour faire face à la pandémie.

Par ailleurs, l’intervenant a « écarté » l’éventualité d’une nouvelle contraction de la Covid-19 par les personnes rétablies, toutefois cela n’a pas encore été confirmé par les études et recherches scientifiques, précisant qu’une nouvelle contraction du coronavirus est tributaire d’une profonde mutation génétique du virus.

Pour ce qui est des tests de dépistage de la Covid-19, Pr Sanhadji a salué la prise de conscience des citoyens qui se font tester « volontairement », indiquant que chaque type de test a ses avantages et ses inconvénients. Le mieux serait de se soumettre à différents tests pour assurer « un diagnostic précis », a-t-il dit.

Concernant une éventuelle propagation d’autres pandémies, l’intervenant a fait savoir que l’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, vit « l’ère des épidémies », imputant cela à « des déséquilibres environnementaux ».

Il a appelé, dans ce sens, à « adopter une politique anticipative pour le suivi de ces pandémies, à travers des études scientifiques » et non une politique réactive, comme c’est le cas actuellement en Algérie et à travers le monde.

Par ailleurs, Pr Sanhadji a souligné la nécessité de réaliser un « hôpital spécialisé dans la mise en quarantaine », qui permettra de prendre en charge les premiers cas atteints des différentes épidémies pour endiguer leur propagation et effectuer des recherches scientifiques.

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