Friday, October 2020

Soufiane Djilali propose des négociations avec Gaïd Salah

L’opposition a rejeté l’offre de dialogue proposée par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Mais, pour sortir de la crise, des négociations doivent être entamées avec le véritable détenteur du pouvoir qui est le chef d’état-major, général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah.

C’est ce que suggère Djilali Soufiane, président de Jil Jadid. « Il faut aller vers des négociations et avec le véritable détenteur du pouvoir », a-t-il déclaré, ce mardi, sur les ondes de la radio Chaine 3. Djilali Soufiane part du fait que « le pouvoir a été transféré de la présidence de la république vers l’état-major de l’armée » et que l’armée « pour des raisons historiques », reste « un acteur essentiel » surtout dans les moments de crise dans le pays.

Sans détour, il lance : « Il faut travailler avec le réel et pas sous couverture avec des fuites et des positions toujours embrouillées », non sans remarquer que « le chef de l’Etat est dans l’incapacité d’agir ». Ce dialogue que suggère le président de Jil Jadid devra aboutir à une période de transition dirigée par des « figures acceptées par tout le monde à commencer par les algériens ».

Quant aux objectifs, il estime dira qu’« en un laps de temps suffisant mais cours, organiser les changements nécessaires pour aller vers des élections libres et transparentes ».

Pour les personnalités habilitées, Soufiane cite entre autres Djamila Bouhired, Fatiha Benabou, Mokdad Sifi, Taleb Ibrahimi, Ahmed Benbitour, Liamine Zeroual, qui « n’ont aucun lien avec le régime de Bouteflika ». Le président de Jil Jadid averti que le fait de maintenir la date du 4 juillet pour une élection présidentielle « n’augure rien de bon ». « Ce serait le premier pas pour renouveler le système avec d’autres visages », prévient-il.

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