Sunday, December 2019

L’Etat récupère 250 mille hectares de terres agricoles non exploitées par les investisseurs

Les terres agricoles non exploitées demeurent un défi pour les responsables de l’agriculture en Algérie. Sur les 800.000 hectares à avoir été attribuées à des investisseurs, quelque 250.000 hectares de superficies agricoles non exploitées ont été récupérées, a fait savoir, ce lundi, le directeur central chargé de l’organisation foncière au ministère de l’Agriculture.

Au lendemain de l’indépendance et avec l’abandon de la révolution agricole, les biens ont été restitués aux privés, d’autres attribués aux exploitants. La concession a remplacé le droit de jouissance de ces terres attribuées depuis 1988 jusqu’à 2010 sous forme d’exploitations individuelles (EAI) et collectives (EAC). Cependant, alors qu’on ne cesse d’évoquer de part et d’autre, la relance du secteur agricole, ces terres demeurent inexploitées et parfois quasiment abandonnées. L’État par le bais du ministère de l’Agriculture s’est décidé d’agir. Ainsi, sur les 800.000 hectares à avoir été attribuées à des investisseurs, quelque 250.000 hectares de superficies agricoles non exploitées ont été récupérées, a fait savoir, ce lundi, le directeur central chargé de l’organisation foncière au ministère de l’Agriculture. « La non-exploitation de celles-ci est perçue comme un  abus de droit », a en effet affirmé Hamid Hamdani lors de son intervention sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.

Réfutant l’idée que le ministère ait agi dans un esprit « répressif », le représentant du département de l’Agriculture a expliqué que la mesure s’inscrit beaucoup plus dans une approche « dissuasive », destinée à pousser les bénéficiaires de terres agricoles à les travailler. Les terres récupérées seront redistribuées au bénéfice de porteurs de « projets structurants », entendre par là ceux à même de développer des filières « à forte dimension économique », à l’exemple des céréales, du lait, de l’élevage et de l’arboriculture, autant de projets créateurs d’emplois et de valorisation des productions agricoles. A propos de ces « projets structurants », Hamid Hamdani a relevé que sur 500.000 hectares de superficies agricoles, notamment localisés à Adrar, Timimoun, El Bayadh ou Ghardaïa, 200.000 ont déjà été mises en valeur par des investisseurs et que 100.000 autres sont sur le point de l’être, incessamment.

A propos de la régularisation des dossiers d’accès à la concession agricole, le représentant du ministère de l’Agriculture fait état de plus de 9.000 dossiers « en souffrance » au niveau des commissions de wilayas lesquels. Il annonce que ceux-ci vont faire l’objet d’un réexamen, « au cas par cas », à l’effet de confirmer ou d’infirmer les agriculteurs dans leur droit de concessionnaire. Il assure que cette situation « sera assainie » vers la fin du premier semestre de 2018.

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