Tuesday, October 2020

Traitements des migrants : Un appel au gouvernement pour la mise en place d’un cadre légal

Des organisations non gouvernementales, des défenseurs et militants des Droits humains, des journalistes et acteurs de la société civile, ont signé, ce samedi 19 mai, un appel dans lequel ils demandent au gouvernement de respecter les droits des migrants se trouvant sur le territoire algériens.

Dénonçant les « opérations d’expulsions arbitraires, ciblant des milliers de migrants subsahariens, parmi eux des personnes en extrême vulnérabilité », les initiateurs de l’appel affirment que « plus de 1500 migrants ont déjà été expulsés juste ces dernières semaines, lors d’opérations entachées, précisent-ils « d’abus et en flagrantes contradictions avec le droit international des droits humains ».

Cette campagne se poursuit depuis le début de l’année 2018, alors qu’« il n’existe aucun accord de réadmission ou de demandes formulées » par les gouvernements des pays d’origines.

Les signataires demandent au gouvernement d’Ahmed Ouyahia de mettre en place « en urgence, un cadre légal national en respect des droits des travailleurs migrants et d’une loi d’asile à même de permettre l’accès au statut de réfugié », peut-on lire dans le document. Il est aussi question de « cesser les opérations d’expulsions collectives », écrivent-ils, appelant les autorités à « ne pas faire l’amalgame » entre la lutte contre le trafic et le terrorisme et l’obligation du respect des droits des migrants.

Parmi les premiers signataires, on trouve maitre Salah Dabbouz, Said Salhi de la LADDH, l’activiste Fodil Boumala, l’universitaire Khaoula Taleb Ibrahimi, le consultant en questions sociales Noureddine Bouderba, le président de RAJ Abdelwahab Fersaoui, le militant Hakim Addad et Yasmine Chouaki de l’association Tharwa n’Fadhma n’Soumer.

 

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