Transcription de tamazight : Hadjar évoque une décision politique

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique jette un pavé dans la marre concernant la question de la transcription de tamazight, devenu depuis la révision constitutionnelle de 2016, langue nationale et officielle. Tahar Hadjar a déclaré, ce mercredi 27 juin, que la décision sera politique.

Pour le ministre qui répondait aux questions des membres du Conseil de la nation à l’occasion de la présentation du projet de loi sur l’Académie algérienne de la langue amazighe, « il y a un aspect scientifique, un aspect historique et un autre linguistique » à prendre en considération sur la question du caractère, chose qui « sera laissé aux membres de l’Académie ». Mais, a-t-il ajouté, « au final, il y aura une décision politique ».

Hadjar justifie ses propos en donnant l’exemple du voisin marocain où les trois caractères latin, arabe et Tifinagh ont été mis à l’essaie. Pourtant, il revient pour préciser qu’il est encore « prématuré » de trancher la question, et que la décision ne sera prise que « lorsque les conditions seront réunies ». « C’est beaucoup mieux que de rentrer dans les débats stériles », a suggéré le ministre.

C’est pour la première fois qu’un responsable du gouvernement parle de « décision politique » quand à la transcription de cette langue. Un sujet qui fait polémique. Jusqu’à présent, toutes les déclarations plaidaient à ce que la décision revienne aux spécialistes. Une règle que vient de transgresser le ministre de l’Enseignement supérieur.

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