Sunday, October 2021

Visite du Medef, les créances des entreprises françaises et la règle 51/49

La coopération algéro-française dans le domaine économique, a été renforcée, ce mercredi à Alger, par la création d’un Conseil d’Affaires algéro-français (CAAF) et la signature de deux mémorandums d’entente, dont un portant sur les énergies renouvelables et qui sera signé par les entreprises algérienne Sonatrach et française Engie.

La cérémonie de signature, qui a eu lieu à 11h00 à l’hôtel El Aurassi, a réunit les organisations patronales algérienne, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et française, le mouvement des entrepreneurs de France (Medef), qui ont tenu à l’occasion un Forum d’affaires organisé en quatre workshops thématiques : le numérique, les énergies renouvelables, le partenariat public-privé et la sous-traitance.

 La délégation du Medef, forte de 61 participants et de 48 entreprises, est conduite par son président, Pierre Gattaz Elle séjourne en Algérie du 6 au 8 février courant. Des responsables de grands groupes français font partie de la délégation, entre autres Suez, Airbus, Dassault, Renault Trucks, Engie, Alstom, BNP Paribas, Eutelsat, Thales et Total Eren et plusieurs cabinets d’avocats d’affaires. Dans une déclaration à la presse, le président du Medef a souligné l’importance de la visite de son organisation en Algérie et la volonté du patronat français de valoriser et de renforcer le partenariat entre les deux pays et d’accompagner la jeunesse algérienne dans la création d’entreprises.

Créances des entreprises françaises en Algérie

Mais suffit-il qu’une visite soit « importante » pour qu’elle puisse huiler la machines des relations économiques entre les deux pays ? Assurément pas et le président du Medef, l’a bien fait savoir dans ses réponses aux questions des journalistes évoquant ainsi  quatre préoccupations. Il s’agit particulièrement  de celle relative au paiement des créances des entreprises activant en Algérie. « Les entreprises attendent d’être payées », a-t-il insisté. En deuxième lieu, le «durcissement sur les licences d’importation sur certains produits et certains équipements en Algérie ». « On en a parlé au ministre », a précisé Pierre Gattaz. Le troisième point est le transfert des dividendes. « Nous avons compris que c’était possible juridiquement », a-t-il avancé. Aussi, et comme il fallait s’y attendre, le patron du Medef s’est exprimé de la règle du 49/51%. « C’est un sujet politique », a-t-il estimé avant d’ajouter : « Il faut lever les obstacles ou les verrous progressivement parce que l’économie s’en sortira peut être mieux (…). Mais j’ai été rassuré ce matin sur le fait que ça peut se gérer correctement ».

Les réponses d’Ali Haddad

De son côté, Ali Haddad patron du FCE a précisé avoir « apporté des réponses à son invité sur les quatre points. « Il a eu des réponses positives sur les trois questions». «  En ce qui concerne la quatrième, je vais vous expliquer. Pour le climat des affaires, tous les pays du monde opèrent avec nous. Toutes les entreprises au monde existent en Algérie », a-t-il soutenu.  « S’agissant du transfert des dividendes, il ne pose aucun problème une fois que l’impôt est payé. Pour le paiement des créances, depuis le mois de novembre 2017, l’État algérien paie ses créances. D’ailleurs, l’État a toujours payé ses créances », a-t-il lancé. Quid de la règle du 49/51% ? « Au FCE, nous défendons cette règle. Nous soutenons le président de la République sur cette loi. La règle en question protège l’entreprise algérienne. Je lui ai aussi expliqué que ce n’est pas parce que cette règle est là qu’on ne peut pas faire des affaires », a conclu le président du FCE.

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