Sunday, April 2019

Yennayer, une fete qui rassemble tous les Algériens

La célébration du nouvel an berbère et amazigh 2969, après son officialisation par le Président de la République, « est une fête qui rassemble tous les Algériens et qui renseigne sur l’étendue identitaire et historique de l’Algérie », a affirmé mardi à Bouira le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aissa.

L’officialisation de la célébration de Yennayer a permis de « faire échec à toute tentative de dispersion » et le nouvel an berbère   « est devenu une fete qui se célèbre dans toutes les wilayas du pays. Il s’agit d’un évènement qui rassemble tous les Algériens », a indiqué le ministre après le coup d’envoi d’une caravane culturelle et artistique de Yennayer qui sillonnera toutes les communes de la wilaya de Bouira.

S’exprimant lors d’un point de presse, M. Aissa est revenu sur cette question, expliquant que l’officialisation de Yennayer par l’Etat « était une décision sage » car, a-t-il dit, « elle a bloqué la voie à toutes les tentatives de dispersion et elle a pu rassembler tous Algériens autour de leur identité ».

« L’Algérie qui a payé un lourd tribu durant la décennie noire et le printemps berbère  a su tirer des enseignements grace au processus de la réconciliation nationale engagé avec succès par le Président de la République M. Abderlaziz Bouteflika », a soutenu le ministre qui a présidé le 3ème séminaire national sur le thème « Les efforts des oulémas algériens dans la promotion de la culture amazighe ».

Mohamed Aissa a loué, par ailleurs, les vertus de la diversité culturelle dont jouit l’Algérie, soulignant que cette diversité « fait la force et est derrière l’union des rangs ».

L’Algérie, « a su se réconcilier et continue de lutter contre l’intégrisme et la dispersion », a souligné dans ce contexte le ministre, qui avait visité une exposition de produits artisanaux berbères et autres produits du terroir organisé au siège des ex-galeries de la ville de Bouira.

Au sujet de l’annulation du fonds de la Zakat dans le cadre de la numérisation du secteur des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aissa a expliqué attendre l’avis des commissions de toutes les wilayas du pays afin de pouvoir prendre une décision finale. « L’année 2019 sera une année de la numérisation pour notre secteur, aussi bien pour le fonds de la zakat comme pour d’autres volets. Ces progrès permettront à tous les usagers du secteur d’en tirer profit », a-t-il dit.

Interrogé sur le dossier des transferts administratifs du personnel des affaires religieuses, à l’instar des imams et des Moudarissines (instituteurs), le ministre a tenu à souligner que ce sujet est « très

difficile », car, a-t-il relevé, « il est impossible de répondre à toutes les demandes de transfert ». Et d’expliquer : « nous allons assainir les situations accumulées depuis 20 ans concernant aussi la prise en charge sociale de certains cas, notamment pour ce qui est du logement », a-t-il dit.

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