Friday, February 2019

France: la deuxième étoile, un autre jour de gloire après Zidane !

Champagne ! Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus qui ont gagné la deuxième Coupe du monde de leur histoire, 20 ans après celle de 1998 avec la légende du football mondial, Zinedine Zidane.

En gagnant face à la Croatie 4-2 au bout d’une incroyable finale du Mondial 2018, dimanche à Moscou, les bleus ajoute une deuxième étoile sur leur maillot.

Enterrés, les scores étriqués, comme dans la dernière édition (Allemagne-Argentine, 1-0 a.p.): il n’y avait jamais eu autant de buts dans une finale de Mondial depuis… 1966 (Angleterre-RFA, 4-2 a.p.)!

Finalement, dans la capitale russe, l’étoile était bleue, décrochée par Antoine Griezmann, impliqué sur trois buts français, mais aussi par Paul Pogba et Kylian Mbappé, qui ont tué le match.

Mais voilà, quand la France tutoie les sommets, il se passe toujours quelque chose d’exceptionnel: c’étaient les deux coups de tête de Zinédine Zidane contre le Brésil (3-0) en 1998, puis son coup de boule en 2006 (défaite contre l’Italie aux tirs au but).

Dimanche, il y eut pour la première fois dans une finale de Mondial un but contre son camp, lorsque Mario Mandzukic déviait dans ses cages le coup franc de Griezmann (18e), mais aussi un recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) entraînant un penalty, transformé par le même « Grizou » (38e). Là encore une première.

Mario Zagallo, Franz Beckenbauer et Didier Deschamps

Incroyable finale, décidément, quand N’Golo Kanté, jusqu’alors un des meilleurs joueurs du tournoi, passait au travers de son match, au point d’être remplacé par Steven N’Zonzi dès la 55e minute; puis quand Hugo Lloris se rend coupable d’une énorme boulette en ratant son crochet sur Mandzukic, qui n’en demandait pas tant (69e). Même si le gardien, finalement peu sollicité, a fait aussi une belle claquette, sur une frappe puissante de Rebic (48e).

Emmanuel Macron était présent dans les tribunes. « Une compétition est réussie quand elle est gagnée », avait assené le président en visite à Clairefontaine fin mai pendant la préparation, exhortant la sélection à décrocher la « deuxième étoile » devant un Deschamps un brin gêné, lui qui n’aime rien tant que prendre les matches les uns après les autres, et ne surtout jamais dire qu’il vise la lune.

Mais lui, c’est « Dédé la Gagne », entraîneur matois obsédé par le résultat. Et le capitaine de l’âge d’or de l’équipe française (doublé Mondial-1998/Euro-2000) a rejoint Brésilien Mario Zagallo et de l’Allemand Franz Beckenbauer, vainqueurs de Coupe du monde comme joueurs puis sélectionneurs. Au coup de sifflet final, il a salué les supporters, les deux bras levés, les poings fermés. « Ne rien lâcher, ne jamais rien lâcher », comme il aime dire. Et il était porté en triomphe par ses joueurs.

Les Bleus avaient raté la dernière marche à l’Euro-2016 (défaite 1-0 a.p. contre le Portugal), et cette rancoeur s’est muée en rage. Ils avaient cédé à l’euphorie en battant l’Allemagne championne du monde en demi-finale de cet Euro à domicile ? Pas cette fois, ont assuré les cadres après la victoire contre la brillante Belgique en demie (1-0). Ils étaient favoris ? Ils l’ont assumé, au détriment des Croates de Luka Modric, qui connaissaient là leur première finale.

Mandzukic et Ivan Perisic, buteurs pour renverser l’Angleterre en demie (2-1 a.p.), ont été cette fois leurs héros paradoxaux, en marquant encore, mais le premier contre son camp puis grâce à Lloris, le second pour l’égalisation, avant d’offrir un penalty d’une main malheureuse.

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