Tuesday, January 2021

Festival du film amazigh, le documentaire s’invite au débat

Le film documentaire est un « outil qui joue un rôle très important dans la diffusion de la culture » algérienne et la « sauvegarde de la mémoire », a indiqué mardi à Tizi-Ouzou le journaliste, réalisateur et critique cinéma, Salim Aggar.

Animant, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri, une conférence sur « l’apport du documentaire à la culture », dans le cadre de la 16ème édition du festival culturel national du film amazigh (FCNAFA) qui a débuté samedi et sera clôturée demain mercredi, M. Aggar a observé que des documentaires algériens, traitant plusieurs thématiques (portraits d’artistes, Révolution nationale, terrorisme, tourisme) ont contribué à faire connaître des aspects importants de l’identité nationale.

Dans le domaine culturel, le documentaire a également participé à la médiatisation de certaines figures artistiques et pas des moindres, a observé le conférencier, citant, entre autres films, « Cheikh El Hasnaoui de la maison blanche à l’océan bleu » de Abderrazak Laarbi Cherif, « Zerrouki Allaoua » de Djilali Mokdad et « Matoub Lounes, la voix d’un peuple » de Youcef Lalami et « Hnifa, une vie brûlée » de Sami Allam et Ramdane Iftini.

Les documentaires consacrés à la région de Kabylie et qui abordent les événements qu’elle a vécue dont « les événements du printemps noir », ou une situation particulière dont celle de la décennie noire racontée dans « les jours tranquilles de Kabylie » de Merzak Allouache en 1995, qui montre qu’à l’époque, cette région était un havre de paix et un refuge pour tous les intellectuels qui étaient menacés, « sont important car fixant des faits propre à une région à une période précise », a observé M. Aggar .

Abordant l’aspect artistique et technique dans le film, Salim Aggar a souligné leur importance pour faire passer le message, car, a-t-il dit, « sans ces deux critères, le documentaire n’a pas sa valeur ou son importance aux yeux du public », avant d’inciter les réalisateurs à diffuser leurs documentaires et ne pas les laisser sommeiller au fond des tiroirs, afin de participer à cette sauvegarde de la mémoire culturel, historique et politique ».

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