Tuesday, April 2021

La chanteuse Malya Saadi enchante le public algérois à Sablet

Un concert de musique aux contenus authentiques et aux formes fusionnées de la World-Music, a été animé vendredi soir à Alger, par la chanteuse algérienne Malya Saadi, dans des atmosphères empreintes de plaisir et de convivialité, créées par un public peu nombreux.

Les petits groupes de spectateurs éparpillés sur les gradins, en grande partie inoccupés, de l’Esplanade des Sablettes, ont été unanimes à déplorer le manque de communication de la part des organisateurs, qui, de leur avis, sont restés indifférents au flux de dizaines de familles venues se détendre au complexe sans avoir à être attirées par la moindre annonce, si ce n’est une simple affiche placardée sur la porte d’entrée du théâtre.

Imprégnée du patrimoine musical algérien, le genre chaâbi notamment, Malya Saadi, artiste pétrie de qualités, a livré une prestation pleine, rendue avec beaucoup de métier et de savoir faire, saisissant d’entrée les atmosphères glaciales d’un réceptacle quasi vide, contrainte majeure pour un artiste, qu’elle surmontera dès son apparition sur scène, avec son talent d’oratrice et sa spontanéité d’interprétation avec une voix suave à la large tessiture.

Soutenue par Rédo Slow Hand à la basse, Nazim Benkaci à la batterie, Zakaria Ghazi à la percussion, Bob Mattallah à la guitare, Tarek Kadem au clavier et Mehdi Ferhat à la mandole et à la direction artistique, Malya Saadi a étalé, 75 mn durant, une dizaine de pièces, entre compositions et reprises dans une fusion des genres intelligente, alliant cadences binaires et ternaires de différents horizons, que l’assistance a hautement apprécié. Choisissant de commencer par Ya wrida, chanson que son père, le célèbre chanteur chaâbi, H’Cissen Saadi, artiste aux vocations artistiques multiples, lui a écrite et composée, Malya a voulu rappeler que son art s’inscrivait dans l’élan d’une tradition familiale très présente en elle.

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