Hausse du prix du yaourt, le ministère du commerce enclenche une enquête

Le ministère du Commerce se rend enfin compte que les prix du yaourt ont augmenté de cinq dinars le pot, et ce depuis le début de l’année en cours,  soit une augmentation de 33% du prix habituel (15da le pot) avec l’entrée en vigueur de la loi de Finance  2018.

Une augmentation déjà confirmée par le président de l’APOCE (Association de Protection et Orientation du Consommateur et son Environnement), Mustapha Zebdi et constatée par le consommateur appelé à mettre le plus souvent la main dans la poche.  Et afin de« comprendre les raisons des augmentations affichées ces dernières semaines notamment sur les prix du yaourt », le ministre du Commerce Mohamed Benmeradi a annoncé ce jeudi, qu’une enquête est actuellement menée par ses services auprès des grands producteurs des produits laitiers. « Ces augmentations ne sont pas justifiées et que des sanctions seront prises au terme de l’enquête », a en effet affirmé le ministre, qui répondait ce à une question orale à l’APN. Il y a quelques semaines, le premier producteur de yaourt en Algérie, Soummum, a publié un communiqué expliquant à ses clients les hausses de ses produits. « Face à la baisse continuelle du dinar, nous nous pouvons pas diminuer de la qualité de nos produit », a écrit le groupe dans un communiqué justifiant ainsi la hausse des prix de ses produits laitiers dont le Yaourt.

Aussi, à en croire le ministre du Commerce, le marché « est parfaitement » sous contrôle. « Nous veillons au contrôle des prix, principalement ceux des produits subventionnés par l’État, tels que le sucre, le lait et l’huile », a-t-il dit à ce propos.  Le ministre a assuré  que, contrairement à ce qui se dit, les produits de consommation de base «n’ont pas connu une hausse vertigineuse, à l’exception de quelques produits concernés par les nouvelles taxes introduites dans la loi de finances 2018 », ou encore ceux qui « obéissent aux prix du marché international, comme les féculents ». Mohamed Benmeradi, a, à l’occasion, mis en exergue « les efforts de l’État » en termes de subventions. « 12 milliards de dinars ont été consacrés depuis 2011 pour soutenir les prix du sucre et de l’huile », a-t-il relevé. Autre chiffre à retenir : six (06) milliards de DA ont été décaissés pour couvrir les frais du transport des produits alimentaires dans le Sud.

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