Monday, June 2021

Montage automobile,  pas de liste définitive des constructeurs

Le secteur de l’automobile en Algérie demeure au cœur des débats et polémiques sur l’industrie nationale. Ce matin, Hassiba Mokraoui directrice générale du développement industriel et technologique au ministère de l’Industrie et des Mines, a nié catégoriquement l’existence d’une « liste figée » des opérateurs qui veulent se lancer dans cette nouvelle filière en Algérie.

 Abordant la question des autorisations des 40 opérateurs pour lancer des usines de montage de véhicules, Hassiba Mokraoui directrice générale du développement industriel et technologique au ministère de l’Industrie et des Mines, s’est montrée catégorique. « Á mon niveau, il n’y a pas de liste. Nous travaillions d’après les besoins du marché local et d’après les besoins de l’Etat qui passe avant tout. Les autorisations ne concernent pas les véhicules de tourisme seulement. Il y a les véhicules utilitaires, les motocycles, les tracteurs, les camions… Nous avons énormément de demandes et de dossiers. L’Etat est là pour réguler. On ne veut pas reproduire l’histoire des minoteries », a-t-elle affirmé dans un entretien à TSA publié ce matin. Pour elle, il n’y a pas de liste figée.

1.000 entreprises de l’ANSEJ sélectionnées pour la sous-traitance   

Réagissant aux propos de l’ancien ministre de l’Industrie Bedda Mahdjoub qui avait dénoncé « une importation déguisée », la représentante du département de l’Industrie a estimé  qu’il s’agisse d’importation déguisée ou non, c’est le prix à payer pour avoir notre industrie automobile. « Pour attirer les meilleurs constructeurs et avoir une véritable industrie, nous sommes obligés de passer par une telle étape. On ne peut pas faire le bilan maintenant. Il faut attendre 10 ans », a-elle noté. Á la question de savoir si les concessionnaires sont-ils prêts à suivre votre stratégie, Hassiba Mokraoui a rappelé que ces derniers, avaient signé le cahier des charges. Donc ils sont d’accord. « Ils sont en train de constituer eux-mêmes leur plate-forme comme c’est le cas pour Sovaac, TMC, GMI… Des dizaines de contrats seront signés le 6 mars entre sous-traitants et constructeurs. Il y a même un constructeur qui va signer un avec 1.000 entreprises de l’ANSEJ », a-t-elle fait savoir.  L’autre prix à payer pour booster l’industrie automobile, à ses dires, c’est aussi l’arrêt de l’importation qui a pénalisé le client et fait flamber le prix du véhicule…

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