Tuesday, December 2020

Arkab : la reprise de la production pétrolière en Libye n’impactera pas l’accord de l’Opep+

Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, président en exercice de la Conférence de l’OPEP a affirmé que la reprise de la production de pétrole en Libye n’impactera pas l’accord de l’OPEP+ portant sur la réduction de la production afin d’assurer la stabilité du marché pétrolier qui a connu un choc sans précédent du fait des retombées de la pandémie du nouveau coronavirus.

« Nous sommes au fait des arrangements qu’entreprend la Libye pour une reprise attendue d’ailleurs de la production pétrolière qui n’influera cependant pas sur l’accord de l’OPEP+ », a indiqué M.Arkab qui était invité mardi dans la soirée par la télévision algérienne.

« Les détails seront examinés lors de la prochaine réunion du comité ministériel mixte de suivi de l’accord de l’OPEP », a-t-il fait savoir.

A noter qu’il a été décidé, lors des deux dernières rencontres de l’OPEP et l’OPEP+, de réunir le 18 juin prochain, les membres de ce comité présidé par la Russie et l’Arabie Saoudite, et dans lequel est présente l’Algérie, ainsi que d’autres pays comme le Venezuela, le Sultanat d’Oman, le Koweït et les Émirats arabes unis (Eau).

Lors de cette émission télévisée à laquelle a pris part également le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz Ben Salmane par visioconférence, M.Arkab a exprimé « sa joie pour les frères libyens de reprendre leur production pétrolière », et a fait état d’une coordination avec son homologue libyen, Mustafa Sanalla au sujet des questions pétrolières et la reprise de la production.

« La Libye est membre de l’OPEP et nous poursuivons les concertations avec ce pays », a-t-il soutenu.

« Nous ne nous permettons pas de nous immiscer dans la reprise de la production pétrolière par aucun pays et souhaitons plein succès à la Libye », a précisé de son côté le prince saoudien avant de souligner « nous avons tous les moyens de gérer ce cas de figure ».

La compagnie libyenne de pétrole, National Oil Company (NOC) a annoncé dimanche dernier « la reprise de la production sur le champ pétrolier d’al-Charara (sud) après de longues négociations pour la réouverture de la vanne d’al-Hamada, fermée depuis janvier ».

« Nous espérons que la reprise de la production à al-Charara sera un premier pas pour relancer le secteur pétrolier et gazier et éviter un effondrement économique dans ces temps difficiles en Libye », a commenté le patron de la NOC, Mustafa Sanalla sur Facebook.

« La première phase de production débutera avec 30 000 barils/jour (…), avant de revenir à pleine capacité sous 90 jours, du fait des dommages résultant de la très longue fermeture », a encore précisé M.Sanalla.

Depuis la mise en œuvre de l’accord de réduction par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, dont la Russie, réunis au sein de l’OPEP+, les cours de pétrole se sont nettement améliorés pour atteindre le seuil de 40 dollars/baril.

La prolongation de la réduction de production au titre de la première phase (mai, juin, juillet) aura un impact positif sur les prix du pétrole.

La 11e réunion ministérielle OPEP et non-OPEP, réunissant les pays signataires de la Déclaration de Coopération, tenue samedi en visioconférence, sous la co-présidence de l’Arabie Saoudite et de la Russie, a décidé de reconduire la baisse de la production pétrolière, de 9,6 mbj pour un mois supplémentaire, c’est-à-dire jusqu’au 31 juillet 2020.

Cette baisse sera suivie d’une coupe de 7,7 mb/j devant intervenir du 1er août à fin décembre 2020.

Les participants ont convenu aussi de réduire la production de 5,8 mb/j du 1er janvier 2021 à fin avril 2022.

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