Saturday, October 2020

Chitour annonce le lancement d’un « immense chantier » pour avoir la « sobriété énergétique »

Donnant suite au Plan de relance économique, objet d’un large débat au sein du gouvernement avant son adoption, le professeur Chem-Eddine Chitour a énuméré, lundi, quelques uns des grands chantiers que son département ministériel s’apprête à lancer.

Intervenant à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, il note qu’il existe, désormais, « un cap », ouvrant la voie vers le futur, sur la base d’une rationalisation des dépenses et de création de richesse « en consommant moins et mieux ».

Pour le ministre de la transition énergétique et des énergies renouvelables, il s’agit là d’un « immense chantier, adossé à une « vision nouvelle », destinée, dit-il, à sortir l’Algérie de son « ébriété actuelle » pour l’amener vers une « sobriété énergétique », à l’horizon de 2030.

La question qui se pose, aujourd’hui, déclare-t-il, est de savoir si le pays veut continuer à exporter de l’énergie, ou bien la consommer. « On ne pourra plus faire les deux », d’où la nécessité durant la décennie à venir, de réussir la transition énergétique, et « assurer un viatique aux générations futures ».

Pour le professeur Chitour, face aux défis qui s’annoncent en matière d’énergie, d’eau, d’environnement, de changement climatique, auxquels s’ajoute celui de la Covid 19, « nous devons, souligne-t-il, faire preuve d’intelligence » et avoir une visibilité » mais, pour cela, « dresser un état des lieux et connaître nos capacités ».

Mais avant toute chose, indique-t-il, il faut dire la vérité aux citoyens, lesquels se doivent de savoir qu’en matière de consommation d’énergie, « nous vivons au dessus de nos moyens ».

Relevant que des 2.500 milliards de mètre-cube de gaz restant au pays et compte tenu du rythme de leur consommation, « nous en avons pour une vingtaine d’années », d’où l’impératif, insiste-t-il, de consommer moins « en consommant mieux ».

Développant quelques uns des objectifs que son ministère s’apprête à mettre en oeuvre, le professeur Chitour explique qu’il s’agit de passer d’un mode de consommation du fossile « en quantité raisonnable » à celui du renouvelable.

Parmi l’un des premiers chantier dont il annonce le lancement, il mentionne celui des économies d’énergie. En faisant la chasse au gaspillage, observe-t-il, « et si tout le monde adhère », nous pourrons faire 10% d’économie de cette énergie, soit l’équivalent de 1,8 milliards de dollars.

S’exprimant à propos du « challenge transport », l’invité annonce l’acquisition, « dans l’immédiat », de 200.000 kits de GPL, pour autant de véhicules, permetteront d’économiser 200 millions de tonnes d’essence. Une telle opération, précise-t-il, réduira la facture des importation de carburants de 200 milliards à 60 milliards de dollars.

L’autre ambition que se propose de réaliser l’invité va consister à diminuer l’usage du diesel, « un danger public », en le remplaçant progressivement par le diesel fioul et le GNC et, par ailleurs, d’aborder une autre phase consistant en l’introduction progressive de véhicules roulant à l’électricité.

Nous ambitionnons, annonce-t-il, d’introduire outre des véhicules de tourisme, des bus et des trains utilisant le même type d’énergie, pour lesquels, signale-t-il, quatre bornes de recharge ont déjà été installées.

Pour le professeur Chitour, « en sortant des anciens schémas et en faisant preuve d’imagination », l’objectif tend à aller vers un usage grandissant de l’énergie produite par le soleil, pour créer des villes nouvelles, et alimenter les habitations, les administrations publiques et le secteur agricole en électricité.

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